Circuit de Landerneau sur la route des enclos paroissiaux >

Ploudiry

Version mobile
English

Ploudiry

Ces différentes sculptures montrent que nous sommes tous égaux devant la mort...

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Ce bâtiment rectangulaire de 1635 est d'une grande sobriété.
Il aurait servi de modèle pour l'ossuaire de la Roche-Maurice que nous découvrirons à notre prochaine halte.
Au-dessus de la porte de style Renaissance, c'est le buste de Saint-Pierre qui est coiffé d'une tiare.
Et à gauche, vous voyez la frise qui représente 5 personnages ?
Il s'agit d'un laboureur, d'une noble dame, d'un juge et d'un guerrier. Et à l'extrême gauche, fier et arrogant, c'est le squelette de l' Ankou !
Ces différentes sculptures montrent que nous sommes tous égaux devant la mort... quels que soient notre métier ou nos biens !
L' Ankou est l'ouvrier, le messager de la mort, qui chasse l'humain à sa dernière heure. On le représente souvent sous la forme d'un squelette avec sa tête qui tourne à toute vitesse comme une toupie.
Afin d'embrasser la région d'un seul coup d'oeil et de ne pas perdre une seule de ses proies !
Lorsque l' Ankou part en mission macabre, il tient une faux et conduit un char qui - dit-on - roule lentement et grince très fort.
Ecoutons l'histoire du char de la mort.
Un soir de pleine lune, Yann revenait des champs, quand il entendit au loin un char qui faisait : wik !! wik !
Yann : A la bonne heure, je vais enfin le voir de mes propres yeux c't'Ankou !
Yann escalada le fossé et se cacha derrière un arbre. Le char approcha, conduit par l' Ankou et traîné par trois fantômes de chevaux. L' Ankou s'arrêta et s'approcha de l'arbre.
Yann : Oh bon sang, je suis perdu !
L' Ankou tailla une branche pour réparer son char... et repartit : wik ! wik !
Yann : Je suis plus fort que la mort !
? ces mots, une fièvre terrible le terrassa et Yann perdit d'abord la raison, puis à l'aube... la vie !
Contournez l'église par la droite et avancez jusqu'au porche Sud
Pourquoi ce porche est-il si remarquable ? Écoutons la réponse de Georges Provost , notre spécialiste des enclos :
" Le vaste enclos de Ploudiry est peut-être surtout remarquable par le porche qui donne accès à l'église, qui est daté de 1665, qui est resté incomplet dans sa partie supérieure mais qui est d'une très belle qualité de sculptures avec une pierre de kersanton d'une grande finesse. Et les sculpteurs se sont inspirés de modèles qui proviennent des châteaux français de la Renaissance. On peut le voir aux colonnes cerclées de bagues. Et puis - c'est plus original encore - au sphinx qui orne la frise intérieure. "
Amusez-vous à le trouver ce sphinx !
Le clocher actuel de l'église date de 1854. L'ancien s'est écroulé en 1850. " Demandez l'Océan ! Le beau clocher de Ploudiry n'est plus ! .
On peut alors lire :
Hier sa flèche était debout, aujourd'hui sa place st vide, et le coq gigantesque qui planait depuis plus d'un siècle dans les nuages est à l'heure qu'il est, écrasé parmi les décombres. Les cloches brisées se trouvent aussi dans les ruines où le jeu d'orgues est comme broyé. L'église a l'air d'un cadavre décapité et désormais un lugubre silence remplacera les joyeuses volées de nos si belles cloches !
Visitez l'église du 18 e siècle et admirez ses deux retables, sa chaire, ses bénitiers et ses statues polychromes.
Retour haut de page