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Le Tréhou

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Le Tréhou

Le Tréhou possédait de nombreux calvaires. Après la guerre de 14-18.

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Le calvaire date du 15 e siècle
Ce calvaire a une particularité rare. Sur son socle, sont représentés les 12 apôtres.
Le Tréhou possédait de nombreux calvaires. Après la guerre de 14-18, l'un d'entre eux fut offert au cimetière de Maissin dans les Ardennes belges, en hommage aux Bretons morts aux champs de bataille.
Devant vous l'église avec son clocher à dôme
Cet édifice du 17e siècle et modifié au 18 e est dédié à Sainte Pitère , patronne de la paroisse. Vous voyez sa statue sur le fronton du porche Sud ?
Sainte Pitère fut martyre car elle refusait de se marier contre son gré. Son père la fit alors égorger sous les yeux horrifiés de sa mère !
Le Tréhou est géographiquement à la croisée des chemins et les pierres qui le composent le prouvent. Georges Provost , notre spécialiste des enclos, nous explique pourquoi :
" Le Tréhou est un enclos particulièrement attachant qui est finalement dans une situation de transition qui se révèle bien dans les couleurs que l'on repère sur le monument. Il y a bien sûr le gris du granit local, mais il y aussi le noir de la pierre de Kersanton dont le gisement en rade de Brest n'est pas très loin. Il y a le jaune de la pierre de Logonna , cette belle pierre veinée qui brille beaucoup au soleil et puis il y a le bleu du schiste des ardoises qui proviennent des monts d'Arrée . "
Visitez l'intérieur de l'église et attardez-vous devant ses statues du 16e et du 17e siècle.
Et dans le porche Sud, cherchez deux têtes grossières : alors que la première vous tire la langue, la seconde - les yeux creux oe semble pousser un grand cri !
En 1958, un agriculteur du Tréhou découvre dans son champ 900 haches de bronzes armoricaines, vieilles de 3000 ans !
On suppose qu'à l'époque, ces haches servaient de monnaies d'échange. Elles sont aujourd'hui exposées au musée archéologique de Quimper.
Depuis cette découverte, on peut voir une hache sur le blason du Tréhou . Il est entouré de trois fleurs de lin, en souvenir de cette culture qui fit la richesse de la commune jusqu'au 18 e siècle.
Mais connaissez-vous la couleur de la fleur de lin ? ? votre avis, elle est :
Blanche ? Rose ? Ou bleue ?
Vous avez trouvé ?... Eh bien, la réponse est ... Bleue !
Mais pour que cette fleur bleue se transforme en fil à tisser, il fallait beaucoup de patience et de dextérité. Andrée Legall-Sanquer , Présidente de l'association Dourdon qui veut dire Eau profonde en Breton, est imbattable au sujet du lin. Elle nous explique les différentes phases de la culture de cette plante au temps de la Renaissance en Bretagne.
" La provenance du lin
Donc, les graines du lin venaient de la Baltique par voix de mer. Elles étaient transportées par bateau et arrivaient donc du coup, par le port de Roscoff dans des tonneaux qui étaient marqués avec les marques des marchands. Ces graines étaient ensuite distribuées dans tout le Nord de la Bretagne, par charrette probablement.
Le rouissage et le teillage
Après avoir été récolté, le lin est rouilli dans des trous d'eau. On va ainsi le débarrasser de la pectine qui est une substance qui se trouve autour de la fibre, et ensuite on va le teiller. C'est-à-dire qu'à ce moment-là, on va le débarrasser d'une espèce d'écorce de bois qui se trouve autour de la fibre.
Et enfin, le blanchissement et l'exportation
Après avoir été peigné et filé au rouet, les écheveaux de fil sont blanchis dans des petites constructions en pierre disséminées dans la campagne qu'on appelle Kandi ou maison buandière ou lavoir à lin. Les toiles les plus fines tissées dans le pays sont ensuite exportées par les ports de Morlaix et Landerneau vers l'Angleterre, l'Espagne ou le Portugal. "
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