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Dirinon

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Dirinon

L'enclos rural de Dirinon reflète à la fois le mystère et la douceur.

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La porte triomphale, avec échaliers et décorée de lanternons, date de 1775.
L'enclos rural de Dirinon reflète à la fois le mystère et la douceur. Dirinon signifie en breton chêne de nonne. Pourquoi ? Parce qu'il évoque les grands bois de la commune où vécut Sainte Nonne autrefois.
Écoutons son histoire
? la fin du 6 e siècle, une jeune religieuse quitta le Pays de Galle pour échapper à un prince qui l'avait violenté lors d'un pèlerinage. Elle accosta en baie de Daoulas et s'enfonça dans les bois pour mettre au monde le fruit de son viol, un garçon nommé Divy . Et là, les miracles se succédèrent : une pierre se changea en berceau pour l'enfant, une source jaillit pour le baptiser et son parrain aveugle recouvra la vue. Divy devint le patron du pays de Galle, et fut réputé pour guérir les maladies des yeux.
? droite, la chapelle dédiée à Sainte Nonne
Elle abrite son gisant. Des anges soutiennent le coussin où est posée sa tête. Et à ses pieds, agonise un dragon. Sur le socle du gisant, les 12 apôtres sont représentés ainsi que le blason des donateurs.
La chapelle abrite aujourd'hui le musée des vieux métiers de Dirinon .
? gauche
L'église du 16 e et du 17e siècle mêle avec élégance les styles gothique et Renaissance. La statue que vous voyez au fronton du porche représente Sainte Nonne. La tour clocher abrite deux chambres de cloches.
En 1774, la foudre s'abat sur le clocher. On le reconstruit avec dix pieds de moins pour calmer les ardeurs de Jupiter. Pourtant en 1951, un coup de foudre le frappera à nouveau, mais cette fois on rebâtit le clocher à l'identique !
Regardez le long du mur à droite
Vous voyez l'ossuaire d'attache très humble avec ses colonnes rustiques ?
Avancez vers lui et, dans sa continuité, vous découvrez le porche Sud avec les 12 apôtres.
Vous voyez la longue gargouille monstrueuse qui semble protéger l'entrée du porche ?
L'intérieur de l'église de Dirinon est plein de fantaisie. Découvrez ses retables, ses poutres, ses lambris et ses sablières en bois coloré.
Sur le plafond, de chaque côté de l'allée principale, des saints et des martyres sont peints. ? droite, les hommes sont patronnés par saint Divy , et à gauche les femmes sont sous la direction de sainte Nonne .
A l'époque, les hommes et les femmes ne se mélangeaient pas dans les églises.
Un calvaire avec une croix du 15e siècle se trouve aussi dans l'enclos.
Amusez à trouver autour de l'église une crossette qui représente un homme tenant sa jambe dans un grand sourire. Un indice : une gargouille le cache !
L'abbaye de Daoulas est à deux pas de Dirinon . Devenue un grand centre culturel, elle propose aussi aux visiteurs un jardin de plantes médicinales du monde entier.
Quelles étaient les plantes guérisseuses au Moyen Age ? Pour le savoir, appuyez sur la touche étoile
Au son du filet d'eau d'une fontaine et près d'un cloître du 12 e où règne une grande sérénité, Pierric Moigne , jardinier et animateur de l'abbaye de Daoulas nous parle :
" Bien, au Moyen Age on utilisait des plantes médicinales. Il n'y avait guère que ces plantes-là à utiliser. Donc on utilisait le pissenlit tout simplement comme plante diurétique, le plantin pour les problèmes de bronche et autres, le thym comme plante antiseptique et comme plante tonique. Et puis, le romarin, cette plante méditerranéenne consacrée plus aux maux d'estomac et autres. Voilà. "
Faites un détour par l'abbaye de Daoulas, là où les plantes de la planète vous attendent dans un cadre enchanteur !
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