La-Salle-les-Alpes >

Musée "Autrefois mon village"

Version mobile
English Italien

Musée "Autrefois mon village"

Installé dans l'ancienne chapelle Sainte-Luce, ce petit musée a été créé à l'initiative des habitants de la commune

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Installé dans l'ancienne chapelle Sainte-Luce, ce petit musée a été créé à l'initiative des habitants de la commune en 1997. La niche sur la façade abrite une statue contemporaine de la sainte patronne de l'édifice réalisée en 1970 par un mécanicien du village, sculpteur à ses heures. Elle porte, sur un plateau, ses yeux, témoignages de son martyre. On l'invoquait pour guérir les maladies oculaires mais aussi hémorragiques. Dans cette partie ancienne de Villeneuve, les maisons s'alignent de part et d'autre de la rue principale. De l'autre côté de la Guisane, dans l'espace moderne du village, bat le coeur de la station de ski.
L'intérieur de l'édifice permet au visiteur d'imaginer le mode de vie d'une communauté dans une région de montagne. Les objets exposés ont été regroupés par les habitants : outils, meubles, costumes, photographies ... Dans ce milieu difficile, la population vivait dans des conditions autarciques et les modes de culture étaient ceux qui avaient perduré depuis le Moyen Age. L'année était rythmée par la production de céréales, de légumineuses et de légumes et par l'entretien d'un petit troupeau constitué en moyenne d'une douzaine de brebis, une ou deux vaches, un mulet et quelques chèvres. Les paysans se rendaient sur les marchés ou les foires pour y vendre leurs produits et ainsi obtenir le pécule nécessaire à l'achat des marchandises qu'ils ne produisaient pas.
Les plaines étant rares, les habitants développèrent un mode d'élevage particulier, nécessitant de changer de résidence avec tout le troupeau au cours de l'été afin d'accéder à l'herbe fraîche jusqu'à près de 2500 mètres d'altitude. Mais cela ne suffisait pas à nourrir toute la famille et les hommes étaient contraints, l'hiver, de partir en Provence, en Bas-Dauphiné ou en Italie pour trouver une activité salariée. Ils devenaient alors peigneurs de chanvre, ouvriers agricoles, bergers et même instituteurs.
Retour haut de page