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Les cultures en terrasses

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Les cultures en terrasses

Face à la puissance des glaciers qui dominent le versant nord, des pentes douces où l'homme a pu imaginer l'implantation de son habitat et de ses cultures

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La Haute Romanche présente un paysage au contraste fortement marqué. Face à la puissance des glaciers qui dominent le versant nord, le côté sud offre des pentes douces l'homme a pu imaginer l'implantation de son habitat et de ses cultures, en s'adaptant à ce que la nature lui accordait. Tous les replats ont été défrichés et là où elle était moins accueillante, la pente a été redessinée, organisée en terrasses successives dont les étagements réguliers se lisent toujours dans le paysage.
Ces terrasses portaient les cultures de subsistance pour la vie quotidienne de la famille, seigle en premier lieu, puis avoine, orge et pommes de terre, tandis que les prairies fauchées ou pâturées en altitude fournissaient l'herbe pour les animaux. 
Outre les gros efforts nécessaires à la construction même des talus, la culture en terrasse suppose un travail considérable d'entretien. Chaque printemps, les hommes ont à remonter la terre qui a glissé durant l'hiver sous l'action conjuguée du gel et de la neige. Les pierres doivent être extirpées, le sol aplani et fumé.
Quand, au 19e siècle, le nombre de bouches à nourrir est devenu trois fois plus élevé qu'aujourd'hui, il a fallu aller chercher, encore plus haut, des lopins de terres toujours plus étroits et plus escarpés, jusqu'à plus de 2 000 mètres d'altitude.
Les terrains les plus difficiles, les plus abrupts, ont été les derniers conquis, vers le milieu du 19e siècle.
Ces dernières batailles furent le prélude au déclin de ce type d'agriculture d'altitude mais leurs traces qui modèlent toujours la montagne restent un patrimoine paysager incomparable et sont le témoignage du courage et de la ténacité de générations fortement enracinées dans leur terroir malgré toute l'âpreté du quotidien.
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