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Le plateau d'Emparis

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Le plateau d'Emparis

Des alpages et dans la combe, des mines pour l'exploitation du plomb argentifère

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Le site classé du plateau d'Emparis s'étend sur les communes de la Grave dans les Hautes Alpes, et de Besse-en-Oisans et Mizoën en Isère.
Balcon lumineux face à la Meije, lieu d'école pour le géologue et le botaniste, il déploie ses alpages en pentes douces ponctuées de chalets et de lacs avant de plonger vers la Romanche, mille mètres plus bas, par d'abrupts escarpements où bondissent les cascades. Un chapelet de chalets s'égrène sur le rebord, face au massif de la Meije où les pointes sombres du Râteau contrastent avec le dôme immaculé du glacier de la Girose.
L'alpage du plateau d'Emparis est très actif, 20 000 moutons et des centaines de vaches et de chèvres le parcourent en été. Les chalets, restaurés par les bergers ou pour l'accueil des randonneurs, retrouvent une nouvelle vie.
Le maintien de prairies de fauche à des altitudes élevées a favorisé la conservation d'une flore alpine d'une grande richesse : laiche bicolore, avoine odorante ou seslérie bleue en sont, parmi d'autres, des exemples remarquables, confiés à la vigilance et au respect de tous.
Dans la combe de Malaval, au pied du plateau, les mines du Grand Clôt rappellent les espoirs que les hommes, tout au long des siècles, ont mis dans l'exploitation du plomb argentifère, présent dans ce site. Exploitée dès le Moyen Âge, puis activement aux 18e et 19e siècles, la mine a dû fermer en 1872, vaincue par des conditions d'extraction trop onéreuses et périlleuses. Elle connaîtra un bref réveil après la première guerre mondiale mais qui sera sans lendemain.
Son souvenir est préservé aujourd'hui par l'aménagement d'une via ferrata qui la longe, via sportive (la plus longue de France !) mais aussi culturelle : des panneaux explicatifs placés au long du parcours permettent de découvrir l'histoire difficile des mineurs et des filons de galène.
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