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Guimiliau

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Guimiliau

La lecture commence par des scènes de l'ancien testament.

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L'échalier, vous vous souvenez empêche le bétail de pénétrer dans l'espace sacré !
Georges Provost, notre spécialiste des enclos, évoque Guimiliau :
" Ce qui séduit à Guimiliau, c'est un mélange assez étonnant entre la richesse - parce que c'est l'une des paroisses les plus riches de la zone toilière - et puis en même temps, une modestie qui est celle d'un petit bourg qui a tenu à garder un petit clocher par exemple. Qui n'a pas cherché à avoir une grande flèche comme à Lampaul-Guimiliau. Un petit clocher qui reprend un modèle imaginé par une famille de maître d'oeuvre du début du 16 e siècle, les Beaumanoir. Avec une flèche ajourée qui surmonte les cloches et puis une tourelle d'escalier. "
A gauche du porche Sud, il y a l'ossuaire avec ses colonnes. C'est un ossuaire d'attache.
On l'appelle ainsi parce qu'il est accolé à l'église.
Avancez-vous vers le porche Sud
Une inscription est gravée au-dessus du porche, elle signifie :
Que ce lieu est redoutable ; en vérité celui-ci n'est pas autre chose que la maison de Dieu.
Les sculptures du porche se lisent de bas en haut et de droite à gauche. La lecture commence par des scènes de l'ancien testament. Au centre, c'est le nouveau. Puis au sommet, les anges du ciel terminent l'histoire.
Dans le porche, on retrouve les 12 apôtres ainsi que les bancs de pierre où les responsables de la paroisse se réunissaient.
Dirigez-vous près du calvaire
Construit de 1581 à 1588, c'est le plus important de la région. Autrefois, il était possible de monter sur la plate-forme.
Le curé prêchait ici, et avec la pédagogie visuelle proposée par les groupes de statues, il joignait le son à l'image !
Le calvaire à quatre faces et à double niveau retrace la vie du Christ.
Recherchez la face qui évoque la naissance et la mort, celle de la souffrance, celle de la résurrection ; et celle qui raconte la route vers le calvaire.
Dans ce calvaire, s'est glissée une scène qui représente une femme nue dans la gueule de l'enfer. C'est Katell Golet alias Catherine la Perdue. Écoutons cette légende bretonne.
Il était une fois Katel Gollet aussi belle que débauchée qui vivait chez son oncle. Celui-ci espérait la marier, mais la jeune fille préférait les plaisirs de la danse et de la fête. Elle déclara à son tuteur qu'elle épouserait tout homme capable de la faire danser douze heures d'affilée. Infatigable, Katel épuisa tous les prétendants. Son oncle alors l'enferma, mais elle s'échappa et se perdit de plus belle dans la danse et, en transe, invoqua les puissances de l'enfer. C'est alors qu'apparut un partenaire digne de sa fougue et qui n'était autre que Satan. Le diable entraîna Catherine dans une valse infernale et lui fit ainsi franchir les portes du royaume de l'enfer pour l'éternité !
? droite, au fond de l'enclos.
C'est une chapelle funéraire. Elle abrite un retable dédié à Sainte-Anne appelée communément " la grand-mère des Bretons " !
Et à gauche se détachant de l'église
La sacristie qui date de 1683.
L'intérieur de l'église abrite aussi des splendeurs : un jeu d'orgues, une chaire, un baptistère, des retables du 17 e siècle.
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