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Commana

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Commana

De nombreuses carrières autour du bourg produisent de grosses ardoises rustiques.

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Ce village a sa légende. Ecoutons là.
Vers 1350, les Commanéens bâtirent leur église sur le plateau de Quillidiec. Mais la nuit, un sortilège détruisait le travail du jour. Y voyant un signe du ciel, les paroissiens attelèrent deux boeufs à un chariot chargé de pierres de fondation et les laissèrent aller à leur guise. Les animaux s'arrêtèrent sommet d'une colline. Là, les paroissiens creusèrent les fondations de leur église. Soudain, ils découvrirent une statue dans une auge. C'était Sainte Anne, la patronne des Bretons. On raconte que l'on donna alors à la paroisse le nom de Com-Anna, auge de Sainte Anne en Breton.
La porte triomphale et massive en forme d'arc de triomphe est décorée de 3 lanternons .
? gauche
L'ossuaire très sobre est orné de crossettes
Vous vous souvenez les ornementations architecturales posées sur les pierres d'angle ?
Elles représentent des dragons et des angelots qui symbolisent le combat entre l'enfer et le paradis à l'heure de la mort.
Près de vous
Un premier calvaire de 1585, mais qui a été restauré au 17 e siècle.
L'autre calvaire de l'enclos est l'oeuvre de Roland Doré, sculpteur et architecte breton au temps de Louis 13.
Tournez vous vers le porche Sud
Georges Provost nous explique la rudesse mais aussi l'exubérance des lieux :
" Des contrastes violents, c'est un peu ce que Commana offre au visiteur. L'extérieur frappe par son austérité avec ce clocher auquel on voudrait ajouter des clochetons, une balustrade et qui n'en a pas parce que sans doute les paroissiens ont voulu l'accorder au décor des Monts d'Arée. L'austérité on la retrouve aussi sur le porche qui est une version très sobre du modèle Renaissance pratiquement sans kersanton et pourtant quand on pénètre, l'intérieur de l'église est d'une grande exubérance baroque. "
Depuis le 18e siècle, de nombreuses carrières autour du bourg produisent de grosses ardoises rustiques : les ardoises de Commana. Au début du 20e siècle, on en compte une cinquantaine qui emploient plus de cent carriers. Leur tache est harassante car il faut souvent vider l'eau des carrières inondées par la pluie.
Jean-Pierre Cloarec, le responsable culturel des moulins de Kerouat, évoque les actions quotidiennes d'un ardoisier :
" Le matin, celle de vider l'eau qui s'est accumulée pendant la nuit. Au départ avec des récipients, avec un long manche, des casseroles, des bassines de manière à faire sortir l'eau de la carrière. Et puis ensuite, le travail d'extraction, le détachement des grosses plaques depuis le front de taille, la taille plus ou moins régulière, le transport jusqu'aux carreaux et là le clivage, la séparation des feuilles de schiste. Et ensuite la taille de manière à obtenir la belle ardoise qu'on voit aujourd'hui sur la couverture de l'église, sur les maisons du bourg. "
A deux pas de Commana, l'eco-musée des Moulins de Kerouat vaut le détour. Il fait partie du parc Naturel régional d'Armorique. Dans un hameau de verdure traversé par un ruisseau, revivez l'existence des Bretons d'autrefois et flânez à souhait dans ce décor hors du temps !
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