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Bodilis

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Bodilis

Le calvaire à l'Ouest de l'enclos est constitué d'une simple vierge à l'enfant en pierre de kersanton.

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Loûiz Ar Floc'h, auteur de comédies et de contes bretons, est né et décédé à Bodilis. Il écrit :
Bodilis... chaque fois que j'entends ce nom sur les lèvres de quelqu'un, mon coeur tressaille au plus profond de mon être. Et chaque fois que j'aperçois le haut clocher de ma paroisse, mon esprit est apaisé. Rien n'est aussi doux à mon coeur que la vieille église et le fin clocher de Bodilis.
Avancez vers le porche Sud
Selon Georges Provost, notre spécialiste des enclos, Bodilis est un modèle d'architecture renaissance :
" L'enclos de Bodilis, c'est un clocher gothique que l'on voit alentour mais c'est surtout un très beau témoignage de la Renaissance dans l'art des églises de la région. Le morceau de bravoure, c'est le porche. Il est construit à la fin du 16 e siècle et l'on peut dire que c'est un véritablement un modèle d'architecture Renaissance. Il y a l'arcade en plein cintre. Il y a les colonnes baguées avec des chapiteaux corinthiens. Il y a le fronton, et en plus les parois extérieures sont également décorées. Le porche de Bodilis est pratiquement le seul à avoir une telle richesse. "
Les 12 apôtres du porche sud reposent sur un soubassement composé de figures fantasques. Les modèles de ces bas-reliefs ont influencé l'architecture et le décor du château de Kerjean, situé près de Bodilis.
En observant bien, vous trouverez parmi les personnages, un couple d'humains reptiles visiblement très lié parce que... littéralement enlacé !
Le calvaire à l'Ouest de l'enclos est constitué d'une simple vierge à l'enfant en pierre de kersanton.
Autrefois, il y avait un ossuaire à Bodilis, mais il a été détruit en 1825.
Et certaines de ces pierres ont servi à construire la mairie actuelle !
Admirez l'élégance de la sacristie et visitez l'intérieur de l'église avec ses cinq retables où l'or domine, ses sablières et son baptistère en pierre.
La Bretagne est riche en superstitions. Parmi les tombes du cimetière, celle de l'abbé Le Roux décédé en 1782, fait l'objet d'un rite étrange. Alain Le Goff, un habitant de la commune, raconte :
" Donc, les gens viennent à cet endroit-là dans le but de prier et de enfin disons apporter la guérison à leurs enfants en qui concerne le problème de la marche. Un enfant qui a du retard à apprendre à marcher, on vient-là, on le fait marcher sur la pierre tombale qui est au sol et puis, normalement bon ben ça doit aider à faire marcher l'enfant, quoi. "
Au milieu du siècle dernier, cette coutume était en encore usage. Aujourd'hui, elle se fait beaucoup plus discrète...
Entre Bodilis et l'enclos de Berven, notre prochaine halte, se dresse le château de Kerjean. Visitez ce joyau de la Renaissance bretonne
Deux nobles lassés par la danse se retrouvent dans le parc du château de Kerjean.
Lui : Le seigneur Barbier a fait bâtir une splendeur !
Elle : La Bretagne lui porte bonheur et le profit du lin aussi. Cependant, on dit qu'il a le droit de justice et qu'il en use...
Lui : Oh, vous savez tout ce qu'on dit... En tout cas, il se protège. Derrière son enceinte fortifiée et son portail d'honneur, le château tient à la fois de la forteresse et de la résidence princière...
Elle : Il paraît que le roi Louis 13 a qualifié Kerjean de si belle et magnifique structure qu'il serait digne de notre recueil et séjour, étant l'une des plus belles maisons du royaume.
Lui : Oui, mais le roi n'est pas venu !... Il a la tête ailleurs...
Elle : A quoi... Oh, dites-moi !
Lui : Lui aussi à l'âme bâtisseuse. Il s'est entiché d'un pavillon de chasse près de Paris. Comment s'appelle-t-il déjà... Ah, oui : Versailles !
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