Gros Fays >

Le vénérable tilleul devant l'église Saint Pierre

Version mobile
English Néerlandais

Le vénérable tilleul devant l'église Saint Pierre

Un arbre qui rappelle que le bois est au coeur de l'histoire du village.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Le vénérable tilleul devant l'église Saint Pierre
Devant l'église Saint Pierre, reconstruite en 1987 après une incendie : un tilleul. Si on en plantait dans le temps pour commémorer l'anniversaire de l'indépendance du pays, cet arbre nous rappelle surtout combien l'histoire et la vie du village sont inséparables des forêts qui l'environnent. Gros-Fays vient de " gravelus fagus "...
Donc en latin c'est un hêtre graveleux. (Yvon Barbazon, historien local) C'est-à-dire qui a une écorce rugueuse ou bien qui est planté sur un terrain plus ou moins pierreux.
Rien à voir avec " Gros " donc...et pourtant...
Il y a une petite anecdote à ce sujet là c'est que les gens de Gros Fays étaient reconnus pour rouler les " r ". On disait GRos Fays. Je n'ai jamais trouvé qu'ils les roulaient plus qu'ailleurs mais enfin c'était comme ça. Donc on les appelait des " rodeux " qui roulent les " r ".
Les forêts alentour c'est plus ou moins 60% de feuillus et 40%, de résineux. Des bois encore exploités aujourd'hui. Notamment, pour les feuillus, à la scierie d'Alle sur Semois où travaille Paul Balfroid.
Dans le feuillu, il y a du hêtre, le chêne, le charme disons les bois principaux c'est le chêne et le hêtre qui ont le plus de valeur au niveau sciage. Toutes les autres essences c'est pour le bois de chauffage ou alors beaucoup pour le papier. Le résineux ça vient de la fin du 19ème siècle. Dans les résineux, il y a l'épicéa, la mélèze, le douglas. Là ça part beaucoup pour les scieries, les charpentes à l'heure actuelle. Ou alors les ossatures en bois qu'on fait beaucoup maintenant en douglas.
Autrefois une foule d'autres professions vivaient également du bois au village. Yvon Barbazon
Au début on a fait du charbon de bois, c'était ce qu'on appelait les charbonniers ou les faudeux. On a aussi écorcé le bois le métier c'était le métier des péleux, qui travaillaient avec un outil qui s'appelait le " pelou ". Donc on écorçait les chênes et même d'autres bois de façon à retirer les écorces pour tanner les peaux. Donc donner la souplesse etc aux peaux d'animaux que l'on tuait dans les villages.
Gros-Fays et le bois, c'est donc une vieille histoire. Que notre vénérable tilleul connaît sur le bout des branches.
Retour haut de page