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La Boisselle et Pozières

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La Boisselle et Pozières

A l'origine, le Lochnagar Crater mesurait 30 mètres de profondeur et 80 m de diamètre. Il a été formé par une explosion.

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Nous sommes à la Boisselle devant le Lochnagar Crater.
La guerre des Mines ?
Des mines creusées ici par les Anglais. Des tunnels souterrains. 12 au total sur les 25 km du front. Ici à la Boisselle, c'était la plus grande.
Le percement au départ des lignes Anglaises a débuté en décembre 1915 à travers le calcaire du plateau.
Creuser dans le calcaire ?
Tout à fait. Mais ils avançaient quand même de 60 centimètres par jour.
Une fois terminée, la mine était bourrée d'explosifs. Ici, 27 tonnes. <> Et les Anglais ont tout fait sauter. C'était le 1er juillet. On raconte que l'explosion a été entendue jusqu'à Londres.
1er juillet ? Mais c'est le début de la bataille de la Somme ? >
Oui. Les anglais ont fait exploser la mine sous les positons allemandes pour immédiatement ensuite les attaquer. Seulement ici, la mine a détonné à 7h28 et l'assaut n'est parti que deux minutes plus tard, à 7h30. >
Onze mines similaires avaient été placées sous les défenses allemandes et mises à feu simultanément.
Le cratère ici est un lieu privé appartenant à Richard Dunning. L'association " The Friends of Lochnagar " entretient le site.. N'avancez pas plus loin, vous pourriez tomber et vous blesser.
Le Lochnagar est aujourd'hui un lieu de recueillement. Chaque année, le 1er juillet à 7h28, une commémoration se tient devant le cratère
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Extrait du " Menningate Last Post ", la sonnerie aux morts des Anglais
Aux sons de la sonnerie aux morts des anglais, on vient aussi déposer cette fleur rouge du mois de juillet, un coquelicot, symbole du souvenir de cette guerre. >
Oui... après la Première Guerre mondiale, on a distribué des coquelicots pour recueillir de l'argent et venir en aide aux vétérans blessés.
Les mines et les bombes de la première guerre mondiale ont fait des millions de victimes.
Aujourd'hui encore, ces munitions peuvent encore être très dangereuses. Les démineurs de la région en retrouvent chaque année
Stéphane Noureux est le chef du centre de déminage d'Amiens.
" On trouve essentiellement des obus d'artillerie mais aussi des grenades, on trouve en fait tout le panel de munitions utilisées par les belligérants de la première guerre mondiale. Et même si apparemment de l'extérieur ils sont totalement rouillés, ils sont à l'intérieur je dirais neufs comme au premier jour. Ce sont des engins qui à l'origine ont été conçus pour tuer, qui ont conservé leur dangerosité, leur potentiel, qui sont même plus dangereux qu'à l'époque où ils ont été construits, parce qu'il y a eu des migrations chimiques, des modifications et la création de sous produits qui sont eux même aussi dangereux. "
En 2007 par exemple, les démineurs ont récupéré dans la Somme et l'Oise plus de 47 tonnes de ces engins.
Et si par hasard, vous tombez vous aussi sur ces anciennes armes, surtout n'y touchez pas et prévenez tout de suite les autorités.
Non loin d'ici se trouve le village de Pozières : axe principal de l'offensive du 1er juillet. Un verrou stratégique qu'il fallait faire sauter pour avancer.
Mission accomplie mais à quel prix ! Un soldat sur 3 a été tué, et Pozières a été rayée de la carte. . >
Le nom du village est resté marqué à jamais dans l'esprit des Australiens. Ils l'ont même donné à une petite commune de chez eux, dans le Queensland.
Pour mieux comprendre l'intérêt stratégique de Pozières pour les alliés, n'hésitez pas à vous rendre sur place et à monter sur l'observatoire du blockhaus allemand, le Gibraltar.
Sur la route de Pozières, à Bapaume, vous verrez une stèle. Elle évoque les chars utilisés pendant la bataille de la Somme

Découvrons maintenant le mémorial Anglais Britannique à Thiepval.
Sur la route, un peu avant Thiepval, vous verrez la stèle commémorant les durs combats de la " Mouquet Farm ", durement conquise par les australiens pendant la bataille de la Somme.
Merci de continuer votre visite
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