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Reims, le Monument aux Morts

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Reims, le Monument aux Morts

Un symbole de l'Union sacrée dans la ville

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Le Monuments aux Morts de Reims
Edifié pendant la reconstruction de la ville, il est inauguré le 1er juin 1930 par le ministre de la Guerre, André Maginot, en présence du Maréchal Pétain, du maire de Reims et du Cardinal Luçon. Il rend hommage aux 4567 Rémois morts pour la France et aux 740 victimes civiles dans cette ville.
Augustin lit les inscriptions : " Enfants de Reims tombés au champ d'honneur ... que ce monument édifié par votre ville meurtrie exprime à jamais son deuil et sa fierté ". Hum... mais pourquoi ils l'ont construit ici ? C'est un professeur d'Histoire qui me pourrait me le dire Je vais appeler celui qui m'a été conseillé ici : Jean-François Boulanger... (il compose un numéro)
Son des années 30, style " Actualités "
Louis Pastré : le 1er juin 1930, j'étais avec le Cardinal Luçon, invité moi aussi à l'inauguration du monument. Je vois encore un grand mutilé de la guerre, aidé par deux jeunes pupilles de la Nation. C'est lui qui a allumé la flamme du souvenir.
Et puis ce jour là, il y a aussi l'homme qui a réalisé les statues pour ce monument conçu par l'architecte Henri Royer. C'est Paul Lefebvre, statuaire rémois, qui a également travaillé pour le monument du Poilu du 132ème régiment.
Un monument déplacé puis installé aujourd'hui sur la place Léon Bourgeois près de la mairie.
Augustin : Le monument aux morts à Reims est installé là où bien avant la guerre, les habitants de Reims se sont opposés les uns aux autres. Par exemple à propos d'une croix de mission qui divise la ville avant de disparaître en 1830. C'est vraiment un lieu symbolique. Ah tiens, voilà Jean-François Boulanger, le professeur d'Histoire.
Bonjour professeur... Dites moi, ce monument n'est pas là par hasard ?
Jean-François Boulanger : " En fait, on a choisi un lieu qui est un lieu qui dans l'Histoire Rémoise, compte beaucoup parce qu'il symbolise tous les affrontements que la ville de Reims a connus au 19ème siècle. L'Union sacrée bâtie dans les tranchées se poursuit dans le temps. C'est la décision de construire ce monument aux morts là ou avait été planté la croix de la mission, là ou elle avait été détruite, là ou on avait planté l'arbre de la Liberté et là on avait installé le buste du maire le plus anticlérical de France Charles Arnoux. Pendant longtemps elle s'est pas rassemblé à cet endroit là. Elle a au contraire cultivé le charme de la division. Reims est enfin unie. L'union sacrée s'est réalisée pendant la guerre. Ça se traduisait par le fait qu'on retrouvait le maire de Reims Jean-Baptiste Langlet et l'Archevêque de Reims, le cardinal Luçon dévoués à la même cause. Et désormais, leurs descendants politiques se retrouvent autour du même monument ".
Pendant la seconde guerre mondiale, le monument aux morts de Reims a été endommagé par les bombardements. Lors de sa rénovation, les dates de 1914 et 1918 ont été effacées. Aujourd'hui, l'édifice est éclairé le soir avec les trois couleurs du drapeau français.
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