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Compiègne - Clairière de l'Armistice

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Compiègne - Clairière de l'Armistice

Un acte confidentiel d'une portée internationale

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La Clairière de l'Armistice dans la forêt de Compiègne
Elle a été aménagée quatre ans après la signature de l'armistice. La " dalle sacrée " et le monument aux alsaciens-lorrains sont inaugurés par le Président de la République le 11 novembre 1922.
Plus tard, en 1927, le wagon historique dans lequel le texte a été signé passe de la cour des Invalides à la clairière de l'Armistice. Enfin, la statue du maréchal Foch est érigée en 1937.
Bruit de pas sur des pavés.
Augustin : C'est donc là qu'ils ont enfin mis un terme à la Première guerre Mondiale... Le Maréchal Foch a reçu dans son train les Allemands. C'était la voiture numéro 2419D. Mais ... Mais celle là est la 2439D ! Logique puisque le wagon de l'Armistice a été emmené par les Allemands en 1940, sur ordre d'Hitler qui a aussi tout fait détruire ici, sauf la statue de Foch. La voiture d'origine de l'armistice n'a jamais été retrouvée puisqu'elle a été transférée en Thuringe fin 1944 et puis brûlée en avril 1945.
En revanche, le mobilier du wagon lui est authentique. Parce qu'il avait échappé aux Allemands. On voit donc la vraie table sur laquelle l'armistice est signé le 11 novembre 1918. Enfin...il faut imaginer la scène, car il n'y a aucune photo de cet instant. La seule image c'est celle qui est prise à l'extérieur, devant le wagon juste après la signature. Finalement, cet instant historique a été des plus confidentiels.
Bruit d'un train à vapeur au ralenti
Jean Delattre : Moi, le peintre des Armées, moi qui ai vu des combats, des milliers de soldats et même les premiers chars de cette guerre. Et bien moi j'ai raté la signature de l'Armistice. Tout simplement parce que c'était ultra secret. Le Maréchal Foch voulait que son train arrive le premier, le 7 novembre, dans un lieu discret, proche du front et capable d'accueillir un deuxième train, celui des Allemands, le 8 novembre. La forêt de Compiègne était le lieu idéal car à l'époque, il n'y a pas de clairière. Quelques années plus tard, je me souviens avoir entendu le Général Weygand, chef d'Etat Major du Maréchal Foch, raconter comment l'armistice est signé.
"La dernière séance s'ouvrit seulement le 11 novembre à 2h15. Le texte fut relu, traduit article par article. A 5h10, les deux péniplotentiaires de l'Entente et les quatre péniplotentiaires allemands aposaient leur signature sur le document qui arrêtait l'effusion de sang et conclut défintivement la victoire des alliés".
À 11 heures le 11 novembre 1918, après 1560 jours de guerre, des milliers de clairons sonne le cessez le feu.
L'ordre est transmis soit par l'envoi d'estafettes, soit par liaisons téléphoniques. Parfois, l'annonce du cessez le feu est annoncée de clairon à clairon, notamment entre les Français et les Allemands.
Enregistrement d'un Cessez le feu
Au même moment, les cloches sonnent partout en France.
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