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Carlepont

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Carlepont

Le Zouave, un soldat intrépide qui ne craint rien

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Carlepont
La commune a très vite connu les combats de la guerre. Les Allemands occupent le château, dès le mois de septembre 1914. Il en reste encore des ruines près de l'église. La population finit par être évacuée. A Carlepont, la France engage notamment des soldats venus des Colonies. Ce sont les Zouaves.
Augustin : " C'est donc ici que ces hommes de l'Armée d'Afrique se retrouvent au début de la guerre. Tiens justement, sur l'église, une plaque parle d'eux  (Augustin se met à lire) : " Ici, à Carlepont, le 16 septembre 1914, le Régiment de Marche de Zouaves de Niessel, qui a formé le 9ème Régiment de Zouaves, a reçu le baptême du feu. Hommage des survivants à leurs camarades disparus, 18 juin 1950. " 
Zouave. Ça n'a rien de péjoratif ce terme. Ça vient du mot berbère zwava, qui est le nom d'une tribu kabyle dont les soldats étaient recrutés par les Turcs avant la prise d'Alger en 1830. Et c'est justement cette année là que le corps des zouaves a été créé par la France. Des troupes indigènes françaises se sont battues en Crimée en 1853 contre l'Empire Russe, puis lors des deux guerres mondiales, et encore en Indochine et en Algérie. Le corps des Zouaves a été dissout au moment de l'Indépendance de l'Algérie.
Les Zouaves étaient des soldats réputés pour leur courage. Ça me rappelle une phrase que j'ai lue l'autre jour dans le train... Ah j'ai noté ça où déjà... Voilà, le Général Guedin disait à propos du zouave : "... c'est un homme intrépide, qui ne craint rien..."
Sa devise : " Être zouave est un honneur. Le rester est un devoir. "
J'y pense maintenant, j'ai vu aussi dans le carnet du peintre Jean Delattre quelque chose à propos des Zouaves...
(Bruit d'un carnet qui s'ouvre, et qui est feuilleté)
Jean Delattre : Carlepont. J'y suis arrivé quelques jours après la terrible bataille de septembre 1914. Le régiment de marche de zouaves de la 3ème brigade du Maroc venait tout juste d'être crée dans la région de Bordeaux. Mais c'est bien dans l'Oise après une marche de 35 km qu'il reçoit le baptême du feu comme me l'a raconté leur chef de bataillon, Cazenove qui remplace le lieutenant colonel Niessel, victime d'une crise de paludisme. La mission des zouaves, c'était d'atteindre Noyon. Pour moi, ces soldats doivent être representés avec une baïonnette. C'est avec ça qu'ils se battent à Carlepont face à l'artillerie de l'ennemi. 160 tués, 360 blessés.
Ce qui m'a marqué avec les zouaves, c'est leur uniforme très particulier, et finalement assez ... artistique. Par exemple, cette ceinture de 40 centimètres de large, très difficile à mettre. Souvent, le soldat devait demander un coup de main à l'un de ses camarades pour s'habiller. Et ce pantalon large qui s'accroche dans les broussailles. Très intéressant à peindre... mais franchement pas adapté au combat !
Pendant la 1ère guerre mondiale, les régiments de zouaves sont parmi les plus décorés de l'Armée Française.
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