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Vimy (Côte 145)

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Vimy (Côte 145)

Là où commence le Canada

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Vimy, Cote 145.
C'est l'un des points les plus hauts de la crête, le premier objectif des Canadiens qui se sont battus le 9 avril 1917 pour reprendre aux Allemands cette position stratégique qui dominait les lignes alliées. Le parc du mémorial de Vimy rend hommage à ces soldats.
Augustin :
Quel courage ces Canadiens ! Quand ils reçoivent l'ordre de donner l'assaut sur Vimy, leurs officiers savent que ce lieu est déjà un cimetière. Les précédentes attaques françaises ont été un échec avec plus de 100 000 soldats tués.
Julian Byng, le Commandant des troupes canadiennes dit à ces hommes ceci : " Les gars, vous allez progresser comme un train à l'heure, sinon vous serez anéantis ". Message reçu cinq sur cinq. Ils se sont battus avec beaucoup de courage. 10 600 sont finalement morts, blessés ou disparus.
La plupart des historiens disent que cette victoire à Vimy est le moment où le Canada devient une vraie nation.
Avant de donner l'assaut, les 15 000 soldats s'entrainent pendant des semaines avec des maquettes et des cartes du site réalisées avec des photos aériennes. Impressionnant !
En 1922, le gouvernement français cède à perpétuité au Canada cette crête et les terrains environnants. La pierre calcaire blanche et les sculptures du Mémorial rendent hommage aux 66 655 Canadiens morts en France lors de la Première Guerre mondiale dont 11 285 sans sépulture connue.
Georges Bouchon :
C'est en 1936, quelques années seulement avant l'autre guerre mondiale, que les Canadiens ont inauguré leur mémorial. Je m'en souviens, j'y étais. Après tout, c'est à peine à 10 km de Notre Dame de Lorette. Il fallait voir ça : 100 000 personnes rassemblées ici le jour de l'inauguration. Et surtout le roi Edouard VIII d'Angleterre. Parce que le Canada faisait partie de l'Empire britannique pendant la première Guerre mondiale et qu'il est devenu une monarchie parlementaire du Commonwealth en 1931.
Je me souviens aussi de celui qui a conçu l'édifice. Y s'appelait Walter Seymour Allward. Dans le journal, ce sculpteur canadien a raconté comment il avait imaginé le mémorial. Pendant un rêve ! Il disait : J'ai rêvé que j'étais sur un immense champ de bataille. Je voyais nos hommes s'y engouffrer par milliers et y être fauchés par la mort... J'ai voulu montrer, ... dans ce monument élevé en rappel de ceux qui sont tombés, ce que nous devions à ceux-ci et que jamais nous ne les oublierions."
Le mémorial est composé de vingt personnages représentant des allégories, par exemple la justice, l'espoir ou encore la paix. Les deux immenses piliers symbolisent le Canada et la France.
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