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Le Cimetière Allemand de Carvin

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Le Cimetière Allemand de Carvin

C'est la 5ème plus grande nécropole de la région.

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Le Cimetière Allemand de Carvin.
C'est la 5ème plus grande nécropole de la région. Ce cimetière est créé à l'automne 1914. 6113 soldats allemands reposent ici. Parmi eux, on trouve le baron de Turkheim, grand-parent de la comédienne et le baron de Xylander, de la famille des rois de Bavière.
Augustin : Un cimetière militaire ici ? Et allemand ? Mais pourtant, aucun combat n'a eu lieu à Carvin. A la fin de l'année 1915, il n'y a encore ici que 300 corps de soldats enterrés. Pourquoi plus de 6000 à la fin de la guerre ?
Et bien j'ai trouvé. Enfin, c'est un habitant qui vient de me raconter que Carvin était pour les Allemands un lieu de soin. Eux disent que c'est un lazaret. Les Français disent : hôpital de campagne. Mais c'est la même chose.
Le mot Lazaret vient de " Lazare ", le personnage d'une parabole de l'Évangile. Malade et délaissé par tous, Lazare meurt. Il devient St Lazare, le patron des lépreux. Les lazarets soignent donc des personnes atteintes de maladies infectieuses mises en quarantaine.
Georges Bouchon :
Le Lazaret des Allemands à Carvin. En tant que mineur de fond, je le connais parce que cet hôpital de campagne a été installé dès le début du conflit dans les bâtiments de la fosse n°4 de la Compagnie des Mines de Carvin, dans la salle des bains-douches précisément Le chef de ce centre de soin, c'était Monsieur Gauthier, le directeur des Mines. Quand Les Allemands arrivent ici, ils utilisent forcément les lieux avec des médecins militaires de chez eux. Les blessés arrivent donc à Carvin. Ça fait du mouvement !
Les Anglais observent ces mouvements de blessés et bombardent Carvin en 1916 et 1917. Une partie du personnel militaire du lazaret meurt sous les bombes. Ils sont enterrés dans ce cimetière.
Augustin :
Je viens aussi d'apprendre que Carvin était un des lieux de ravitaillement mis en place dès le début du conflit par les pays neutres comme les Etats Unis et l'Espagne. Ici, pour nourrir et soigner la population de Lens, Liévin et Hénin-Liétard, aujourd'hui Hénin-Beaumont, un comité hispano-américain installe une agence à Carvin où sont centralisées les denrées. Et c'est aussi le directeur des mines de Carvin, qui dirige le comité.
Personne ne s'est battu ici et pourtant la Grande Guerre est bien passée par Carvin.
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