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Le Stade-Parc de Bruay-La-Buissière

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Le Stade-Parc de Bruay-La-Buissière

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Le Stade-Parc de Bruay-La-Buissière
Bruits d'avions à hélice du début du 20ème siècle
Augustin : C'est donc ici que les avions décollaient et atterrissaient. Avec un peu d'imagination, on peut encore les entendre. A la place du Stade Parc, c'était un aérodrome où une grande fête aérienne a eu lieu en septembre 1913. 40 000 personnes se sont rassemblées ici pour regarder les tous premiers avions, des " coucous " en bois et en toile !
La 1ère Guerre mondiale commence un an après cet événement. La piste de Bruay devient un terrain idéal pour les avions militaires. D'abord français en octobre 1914 et rapidement anglais.
En 1916, le Royal Flying Corps, l'ancêtre de la Royal air Force s'installe ici. Les avions britanniques sont chargés de photographier les lignes ennemies. Une mission dangereuse.
Caroline :
Ce terrain d'aviation, je l'ai très bien connu. Mon fiancé, pilote britannique, y a bien sûr décollé et atterri souvent. J'étais inquiète... surtout après ce qui est arrivé à deux de ses amis : le Sous Lieutenant Georges Mac Donald Watt et le Sergent Howlett. Le 17 mars 1917, leur avion a été abattu par le "Baron Rouge " Manfred von Richthofen un des meilleurs chasseurs de la Première Guerre mondiale. Comme tous les appareils britanniques de l'époque, leur biplan était lent et mal armé. Et personne ou presque n'avait de parachute. Watt et Howlett avaient 26 et 27 ans. Ils reposent au cimetière du 3 à Bruay.

Ces deux aviateurs britanniques font partie des victimes de la bataille de Vimy survenue un mois plus tard. Ils devaient photographier les positions allemandes et surtout leurs batteries d'artillerie afin de permettre aux forces canadiennes de les détruire juste avant l'attaque.
Le Corps d'armée Canadien prépare la reconquête de la crête de Vimy où ont échoué en partie les troupes françaises en 1915. Les Généraux canadiens ne veulent surtout pas renouveler les mêmes erreurs que les Français. Ils préparent donc minutieusement l'attaque en faisant creuser des souterrains et font poser des dizaines de kilomètres de rails pour amener les renforts humains et matériels dans les meilleures conditions possibles.
Le 5 août 1918, trois mois avant la fin de la guerre, la dernière escadrille britannique quitte le terrain de Bruay qui redevient un lieu d'élevage et de culture.
Dans les années 30, la municipalité le transforme en un équipement de loisirs : une piscine, un parc, un stade qui feront la joie des familles des mineurs !
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