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Vienne-le-Château

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Le camp de réserve allemand de la Vallée Moreau

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Augustin OFF - A présent, direction la vallée de l'Argonne, à l'Est de la main de Massiges. En 1915, c'était en territoire allemand. Je me rends dans la vallée Moreau, qui est le nom du petit ruisseau qui coule ici. C'est là qu'était établi un ancien camp de réserve allemand qui a servi entre 1915 et 1918. Il a été reconstitué depuis. Tellement bien qu'on a l'impression de voir ces 600 hommes vivant encore ici, tentant de recréer un semblant de vie quotidienne...J'ai rendez-vous avec Roger Berdold, le président du Comité franco-allemand, une association locale. Chaque week-end depuis presque dix-huit ans il s'affaire avec un petit groupe de passionnés à la restauration et à l'entretien de ce site unique.
Augustin - Bonjour M. Berdold. Qu'avons-nous appris de la vie quotidienne des Allemands sur ce site du front de Champagne ?
Roger Berdold - C'est un camp de repos de troisième ligne, les allemands l'ont organisé comme un village de façon à pouvoir vivre quasiment en autonomie. C'est pour ça qu'ils ont construit, notamment, toute l'infrastructure d'un village pour avoir de l'eau, de l'électricité, une cantine, des cuisines, des douches, des latrines, et un peu pour le loisir, un kiosque à musique et un cinéma au front.
Nous avons trouvé le schéma du camp dans les archives allemandes, et en fonction de ce schéma, nous avons exploré pour retrouver l'existant. De cet existant, nous avons restauré, et les choses qui ont disparu, les constructions vitales, on les a reconstruites à l'identique, selon des archives, cartes postales, les journaux de l'époque, et des photos d'époque.
Augustin OFF - En somme, le confort relatif de ce camp permettait aux soldats allemands de tenir le coup. C'est vrai qu'ils étaient bien trop loin de chez eux pour pouvoir partir en permission, contrairement aux français. Mais ce n'était pas le rêve pour autant ! Le danger était tout de même permanent, ce qui les forçait à passer la majeure partie de leur temps dans les baraquements et à circuler dans les galeries. Et puis le kiosque était réservé aux officiers, qui, eux c'est vrai, bénéficiaient d'un plus grand confort.
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