La Grande Guerre sur le Front Occidental : les Ardennes et la Marne >

Conclusion

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Augustin - Il en a vu et immortalisé des choses, ce photographe de guerre, François Gindre ! Grâce à son carnet, j'en ai appris beaucoup !
Voix-off : Le rôle des photographes de guerre a été très important pendant et après la Grande Guerre. Ils ont laissé un fonds très important de clichés du front, portant sur la vie quotidienne et sur les champs de batailles. Mais aussi de l'arrière, comme des scènes de travail féminin dans les usines de munitions.
C'est à partir de mai 1915 que l'armée recrute des photographes professionnels d'une part pour constituer un fonds documentaire mais surtout pour mettre en place une propagande patriotique active. Ces hommes sont intégrés au sein de la SPA, section photographique de l'armée. Leurs missions sont presque exclusivement commanditées par le Ministère de la Guerre, qui ne lésine pas sur les moyens pour les faire accéder aux zones sensibles. Chacune de leurs photographies doit passer la censure avant d'être diffusée au grand public. A la fin de la guerre, l'effectif de la section photographique sera de 27 hommes. Tous inaptes au service armé.
Augustin - Vraiment, ce voyage dans la Marne et les Ardennes a été fort en émotions ! Beaucoup d'hommes ont laissé leur vie ici mais partout des lieux pour se souvenir...
Voix-off : Les images laissées par les photographes de guerre sont à mettre en parallèle avec la volonté qui a immédiatement suivi la fin des hostilités de se souvenir des combats de la Grande Guerre et des hommes qui les ont vécus. Si des figures comme Roland Garros sont restées célèbres, plus de 9 millions de militaires sont morts durant ce conflit, dont 1,4 millions de français et presque autant de civils. Aujourd'hui encore, des sites tels que les tombes de Roland Garros et d'Augustin Trébuchon dans les Ardennes perpétuent la mémoire de toutes les victimes du conflit. Dans la Marne, le monument de Mondement, le camp de la Vallée Moreau, les tranchées de la Main de Massiges, le mémorial de Dormans et l'église orthodoxe de Saint-Hilaire sont parmi les nombreux sites qui façonnent les paysages ; avec 164 145 tombes de soldats, c'est d'ailleurs le département où l'on compte le plus de sépultures de la Grande Guerre.
Augustin - Tous ces sites nous rapprochent du sacrifice de ces hommes, afin que nous n'ayons jamais à le revivre. Ils attirent d'ailleurs chaque année des dizaines de milliers de visiteurs qui veulent se souvenir...
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