La cité des Etoiles de Givors, une utopie réalisée >

Parvis de l'Hôtel de Ville / place Henri Barbusse

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Parvis de l'Hôtel de Ville / place Henri Barbusse

Surprenant non, l'impression qui se dégage de cet ensemble ? Ces pointes de béton, ces îlots de verdure...

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Parvis de l'Hôtel de Ville / place Henri Barbusse
Nous sommes sur le parvis de l'Hôtel de ville de Givors, face à la cité des étoiles de Jean Renaudie.
Surprenant non, l'impression qui se dégage de cet ensemble ? Ces pointes de béton, ces îlots de verdure...
Mais revenons sur l'histoire de ce site. Au Moyen-âge d'abord, la colline est surplombée par le château St-Gerald dont vous voyez les ruines au sommet. Tout autour apparaissent les premières habitations, et la bourgade prend de l'importance au fil du temps. Jusqu'au début du XIXe siècle, Givors, avec ses ports, est un lieu de commerce et de passage...
C'est au XIXe siècle, avec la Révolution industrielle, que la ville connaît vraiment son essor.
Des usines, des ouvriers donc... Toute une population souvent modeste s'entasse à flanc de colline...
Résultat : au début des années 1960, des ruelles insalubres qui serpentent au milieu de 200 habitations vétustes.
L'ambiance y est très conviviale, mais côté hygiène et confort, il reste beaucoup à faire...
C'est alors que Camille Vallin entre en scène.
Maire de la ville depuis 1953, il veut remédier à la situation. Il s'agit de faire entrer la ville dans la modernité et surtout d'offrir de meilleures conditions de vie à la population.
Une rénovation est impossible étant donnée l'ampleur du chantier. La municipalité opte donc pour la destruction du quartier. Mais, le maire communiste est exigeant. Les architectes se succèdent dans son bureau.... Pas un projet ne séduit le comité consultatif !!!
26 propositions sont rejetées en dix ans !!!
Jusqu'à ce que Camille Vallin rencontre Jean Renaudie qui vient de lancer un projet audacieux à Ivry-sur-Seine en région parisienne. Avec déjà ces pointes, ces formes inattendues.
Camille Vallin adhère à cette conception de l'architecture, résolument ancrée dans le Mouvement moderne, et en même temps très sensible aux évolutions des modes de vie.
Les travaux débutent donc en 1974, mettant à jour les vestiges du château St-Gérald, au sommet de la colline.
Voilà ce qu'en pensait Jean Renaudie à l'époque.
Reconstitution
" Le château était là pour écraser de sa puissance le reste des habitants, les serfs. Donc aujourd'hui que ce soient des habitants de logements sociaux qui s'installent sur les pentes à l'endroit le plus favorisé du site qu'avait choisi le châtelain, c'est un peu une revanche. "
Une dimension historique qui compte dans la conception du projet. C'est ce que nous confirme Andrée, une habitante, elle a rencontré l'architecte à l'époque.
" Ce que je peux vous dire, c'est que Jean Renaudie a été immédiatement fasciné par les rochers, il a déclaré -je m'en souviens parce que ça m'avait frappé- : " ah construire mes pointes dans ces rochers, ça va être merveilleux, l'appui sur la colline ". Je me rappelle de cela ".
Une vision partagée par Jacqueline. Elle vit ici depuis 1979.
C'était quand même une réalisation assez révolutionnaire d'une certaine manière dans un quartier où il avait été fait des propositions de grands immeubles de dix étages, de tours dans le genre de ce qui s'est construit à Vénissieux ou ailleurs, ce qui aurait été vraiment dommage et bien moche, avec cette colline qui tombe très rapidement sur le centre ville et qu'il fallait probablement, faire avec quoi...et je pense que ca a été une bonne façon de construire ces immeubles, qui montent un peu en escaliers sur la colline et qui respectent la géographie des lieux.
La cité des étoiles sera achevée en 1982.
Pour écouter le prochain commentaire, nous vous invitons à entrer au coeur des étoiles. Traversez en oblique sur votre gauche, au niveau de la banque, longez-la par la gauche, puis partez en oblique sur votre droite entre les bâtiments pour rejoindre la Place des Jouteurs.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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