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Le muret du 11 rue St Gérald

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Le muret du 11 rue St Gérald

Jean Renaudie qui a laissé une empreinte indélébile dans le patrimoine architectural français.

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le muret du 11 rue St Gérald
Nous sommes au n?11 rue St-Gérald, l'une des neuf entrées privées de ces logements. Face aussi à la rampe d'accès de plusieurs parkings souterrains.
Et oui, en 1974 la voiture est déjà là ! Et l'architecte Jean Renaudie veut libérer l'espace dans les rues. Il décide donc de créer des zones de stationnement sous les immeubles.
Jean Renaudie qui a laissé une empreinte indélébile dans le patrimoine architectural français. Au sens propre, comme au sens figuré, car si vous faites quelques mètres, en contre-bas, vous verrez sa signature gravée dans le béton...
C'est suffisamment rare pour un architecte pour être remarqué.
Cela tient aussi au décès précoce de Jean Renaudie en 1981. La commune de Givors a voulu lui rendre hommage.
Une signature comme celle d'un peintre sur une toile. Qu'on le considère comme une oeuvre d'art ou pas, un projet si ambitieux, si avant-gardiste, et fantaisiste, peut-on dire, au niveau de l'esthétique, a tout d'un tableau un peu surprenant...
Pourtant, ce n'est absolument pas comme ça que Jean Renaudie l'entendait...
Reconstitution
" Je crois qu'il ne peut pas y avoir de réponse dans l'architecture qui soit basée sur la recherche à tout prix de la simplicité. Parce que les volumes simples ont fini par donner des cages à lapins. Les solutions d'architecture doivent s'efforcer de rendre les habitants acteurs et non pas spectateurs, il me semble que c'est une chose importante dans l'architecture ".
C'est bien ce qui différencie Jean Renaudie de l'ensemble de ses prédécesseurs du Mouvement moderne : il accepte une dose de standardisation, en utilisant le béton par exemple. Mais il veut redonner à chacun une individualité : il a donc abandonné les formes carrées ou rectangulaires, trop banalisées, pour privilégier ces triangles....Ils permettent de mettre en scène des combinaisons à l'infini , avec des espaces imbriqués les uns dans les autres...
Oui, il ne faut pas que la structure écrase l'individu, au contraire l'homme doit être au centre du projet. Le bonheur d'une société doit passer par l'épanouissement personnel de ses membres.
C'est vrai que c'est l'humain qui est au coeur de l'histoire du site.
A défaut de parler d'oeuvre d'art contemporaine, on peut donc classer Givors dans la catégorie : patrimoine habité.
D'ailleurs le site a reçu le label " Patrimoine du XXe siècle " par le ministère de la Culture en 2003. Une reconnaissance appréciée ici par les habitants de la commune.
Le Corbusier disait -lui- être à la recherche de la dimension inattendue... Il semble bien ici que Renaudie ait réussi le pari de l'audace, au service des hommes.
Et si cette balade a changé un tant soit peu votre regard sur l'architecture du XXe siècle, n'oubliez pas que quatre autres sites peuvent aussi vous surprendre en région lyonnaise : les sites du réseau des utopies réalisées.
Pour les curieux, qui voudraient en savoir plus, rendez-vous à l'office de tourisme de Givors, sur les bords du fleuve.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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