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Mosaïque (Théodulfe)

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Mosaïque (Théodulfe)

Théodulfe et l'écriture du livre carolin

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Nous sommes devant la statue de la piéta. Nous regardons la mosaïque...
À l'époque carolingienne, une controverse anime la chrétienté à propos de la représentation des icônes. Anne De Haro nous raconte l'épisode du concile de Nicée
Alors la cour de Charlemagne pensait qu'il était préférable de ne pas représenter dieu dans les églises de peur que les fidèles adorent plus l'image de Dieu que Dieu lui-même. Dans l'empire byzantin, la tendance était inversée. On va donc réunir un concile pour statuer sur le problème. Et ce concile va décider que la représentation d'images serait autorisée dans les églises.
Les icônes et leurs partisans triomphent donc, mais l'entourage de Charlemagne organise un contre-concile à Francfort. Cette opposition se nomme le courant iconomaque
Charlemagne va donc demander à Théodulfe d'écrire un livre en s'appuyant sur les textes de la bible et sur les textes anciens pour argumenter contre la présence d'images dans les églises, contre les actes du concile.
Théodulfe va mettre deux années à exécuter sa mission, écrire les livres carolins. Cet ouvrage ne sera jamais publié car le pape validera les actes du concile de Nicée. Lorsque Théodulfe construit son oratoire, il décide malgré tout d'appliquer les thèses de son manuscrit. Il montre avec la mosaïque de L'Arche d'Alliance qu'il est possible de représenter la parole et la présence de Dieu sans représenter Dieu lui-même.
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