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Jardin (presbytère)

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Jardin (presbytère)

L'architecture savante et sophistiquée de l'oratoire

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Nous sommes dans le jardin. Nous tournons le dos au presbytère et regardons l'oratoire...
En 1755, l'abbé Leboeuf écrit dans Le Journal de Verdun
 : Je ne connais qu'une seule église du 9e siècle en France ; encore, est-ce une église de village. Elle pourrait servir de comparaison pour tous les  édifices qu'on dirait être de cette antiquité. C'est l'église du village de Germigny, située sur la Loire, dans le diocèse d'Orléans, à une lieue de l'abbaye de Saint Benoît.
L'architecture de l'oratoire se déploie autour des faces de la tour de l'église. Anne De Haro nous l'explique
L'architecture de l'oratoire s'articule autour de cette tour centrale qui sert de puit de lumière, qui n'est pas un clocher. Ça sert vraiment à apporter de la lumière à l'intérieur de l'oratoire. On va ensuite accoler sur chaque face de cette tour un bâtiment, une branche. On va donc avoir 4 branches qui vont former une croix. Une croix grecque. C'est-à-dire une croix avec 4 branches de même longueur. Et pour consolider le tout, entre chaque branche de la croix, on va ajouter un petit bâtiment d'angle. Chaque branche de la croix va enfin être terminée par une abside, c'est-à-dire la partie arrondie que vous voyez juste devant vous.
L'oratoire se présente-t-il comme au temps de Théodulfe ?
En fait, il y a des restaurations qui ont été faites au 19e siècle et qui ont apporté des modifications au bâtiment. L'abside, la partie arrondie que vous voyez proche de nous, était à l'origine flanquée de deux petites parties arrondies que l'on nomme des absidioles et qui servaient de sacristie à l'époque de Théodulfe. Ces absidioles ont été détruites au 19e siècle par un architecte qui pensait en les enlevant redonner à l'oratoire l'aspect qu'il avait à l'époque de Théodulfe.
Des fouilles de 1930 prouveront que ces absidioles existaient bien à la période carolingienne. Il aurait été plus judicieux de ne pas y toucher !
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