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Fondation Baur : Musée des arts d'Extrême-Orient

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Fondation Baur : Musée des arts d'Extrême-Orient

Les mille et une histoires de la céramique

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Fondation Baur : Musée des arts d'Extrême-Orient
Avant de pousser la porte, prenez le temps d'observer l'architecture des lieux. Edifié au 19ème siècle, cet ensemble de trois bâtiments entendait se mesurer aux édifices les plus représentatifs du quartier des Tranchées tels le Petit Palais ou le Palais de l'Athénée.
Sa construction fut confiée aux architectes Charles Gampert et Jean-Louis Cayla par Mme Micheli-Ador, épouse du botaniste Marc Micheli. Après que ses enfants aient quitté la demeure familiale du château du Crest à Jussy, cette dernière avait souhaité disposer d'une résidence urbaine.
Aujourd'hui cet ancien hôtel particulier abrite donc des collections exceptionnelles.
bruitage porte qui s'ouvre
Ici, vous entrez dans un autre monde...
Musique : Chanson des Bateaux de pêche au Crépuscule, Musiques Chinoises Traditionnelles, Pan Jin et l'Ensemble Populaire de Musique chinoise.
Celui des empereurs et des samouraïs. Celui surtout, d'Alfred Baur, ce collectionneur passionné par l'Asie.
Lorsqu'il a choisi cet hôtel pour rendre ses collections publiques, Alfred Baur souhaitait : " réaliser un musée où les visiteurs n'auraient pas l'impression d'un musée, mais plutôt d'une maison particulière, où les objets d'art pourraient être examinés à loisir ".
Monochromes de la dynastie Song (960-1279), flacons à tabac chinois, ensembles de laques japonais... Les objets que vous découvrirez sont d'une valeur inestimable!
Sélectionnées pour leur perfection, les pièces chinoises, exposées sur deux étages du musée, retracent ainsi dans ses grandes lignes l'histoire de la céramique chinoise sur plus de douze siècles.
Prenons un exemple avec la "chicken cup" : sur cette toute petite coupe en porcelaine, sont représentés un coq, une poule et des poussins picorant dans l'herbe. Estelle Niklès, conservatrice adjointe du musée :
Alors cette chicken cup avait été commandée par l'empereur Chénghuà en personne au XVe siècle aux fours impériaux de Jingdezhen pour sa table privée. En fait, ce qu'il voulait faire avec ces petites coupelles, c'était boire de l'alcool avec ses amis, donc il existe aujourd'hui très peu d'exemplaires de ces chicken cup dans le monde et nous avons la chance d'en avoir une ici.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là ! Cette pièce est tellement réputée que, dans les années 1990, le grand musée d'Osaka, au Japon, la réclame en prêt....oui mais voilà...
C'était juste pendant le tremblement de terre de Kobé. La vitrine est tombée, la chicken cup s'est cassée, donc c'était assez dramatique, elle est encore aujourd'hui ici recollée, restaurée mais voilà ces pièces continuent de vivre des aventures.
Tout comme ce bâtiment qui a changé de visage en fonction de ses propriétaires ! Pour preuve, lors des travaux de transformation de cet hôtel particulier en musée, les escaliers menant aux espaces de service ont disparu au profit d'un escalier laqué rouge japonisant.
Plus tard, en 1970, l'ajout d'une tour d'angle permit d'agrandir les espaces d'exposition. C'est au second étage de cette tour que se trouvent aujourd'hui les netsuke. Véritables objets d'art, ces boutons retenaient, par un cordon, les accessoires que les Japonais suspendaient à la ceinture de leur vêtement.
De l'oeuvre miniature jusqu'à l'architecture, la Fondation Baur présente des trésors de toute taille !
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