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Conservatoire et Jardin Botaniques

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Conservatoire et Jardin Botaniques

Un musée végétal à ciel ouvert

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Conservatoire et Jardin Botaniques
Alors, voyons, voyons... et bien, il y en a, des choses à voir !
L'arboretum, les plantes horticoles, les plantes officinales, les serres, le jardin des senteurs et du toucher, la rocaille.....
Le jardin s'étend sur 28 hectares, et regroupe 16 000 espèces du monde entier !
Ça fait dix ans que je travaille dans ce jardin, je n'ai toujours pas tout vu !
Christian Bavarel est horticulteur au conservatoire et jardin botaniques.
Il y a énormément de plantes très rares qui sont ici, c'est le grand plaisir et cela vaut la peine de venir voir tous ces petits détails, toutes ces toutes petites plantes qui sont étiquetées.
Qu'est-ce qu'il ne faut absolument pas rater ?
Alors, la rocaille est vraiment un des points phares de notre jardin, c'est un lieu pour des gens qui veulent apprendre et connaitre la flore qu'on dit alpine : ça va aussi bien de l'Himalaya en passant par les montagnes rocheuses, mais bien évidemment tout l'arc alpin est présent ici.
ça veut dire qu'on peut trouver des edelweiss ?
oui ! La fameuse étoile des neiges est présente à plusieurs endroits. C'est un vrai musée vivant à ciel ouvert !
Et aussi un centre de recherche.... nous marchons sans le savoir au-dessus du 5ème herbier de la planète ! Six millions d'échantillons sont stockés sous nos pieds.
Et à qui doit-on cette " bibliothèque " époustouflante ?
Auguste Pyrame de Candolle. Un botaniste suisse. Il a débuté sa collection au début du 19ème siècle dans le parc des Bastions, là où se trouve le mur des réformateurs. Il avait été nommé à la chaire de botanique et de zoologie de l'Académie. Il a eu l'idée de créer un jardin botanique pour servir de support à son enseignement : le tout premier jardin botanique de Genève, qui a été déménagé ici en 1904.
Puis, beaucoup de grands botanistes, parfois même issus de familles genevoises ont fait don de leur propre collection, ce qui explique la richesse de l'herbier aujourd'hui.
Vous avez vu ces magnifiques serres !
Et le joyau, c'est ce Jardin d'Hiver, en contrebas de la voie de chemin de fer.
Il date de 1911. On le doit à Henri Juvet. Il abrite des palmiers notamment. Christian Bavarel.
C'est des serres qu'on règle à un degré, deux degrés près, qui sont des machines à produire de la plante, et qui sont d'une finesse de pilotage qu'on ne retrouve plus que rarement aujourd'hui, donc c'est vrai que des bijoux de ce type-là, d'un point de vue architectural sont des cadeaux que nous ont faits nos anciens.
Ah ?? Il y a des animaux aussi ?
Oui, quelques spécimens rares d'animaux de la ferme : vous croiserez peut-être pendant votre promenade des chèvres bottées, des poules barbues et même des moutons roux du Valais !
Les amateurs d'art pourront aussi découvrir de belles sculptures au milieu de la végétation : citons par exemple les Floralies de Dolores Blasco ou Christine Z II de Heinz Schwarz. Elles valent le coup d'oeil.
Prenez le temps de flâner ici... ou dans le nouveau Jardin des herbiers. Les lieux vous réservent bien des surprises : en particulier un cabinet de curiosité et sa boutique, sans oublier les terrasses du Pyramus où vous pourrez vous restaurer.
Merci de continuer votre visite sur les sentiers culturels de Genève, d'un musée à l'autre.
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