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Le musée Emmanuel de La Villéon

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Le musée Emmanuel de La Villéon

Emmanuel de La Villéon, peintre impressionniste

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Nous sommes sur le trottoir en face du musée Emmanuel de la Villéon...
B. O. Au plus près du paradis - plage 12 oe musique rétro
Du Moyen-Âge au 18e siècle, les maisons de Fougères étaient essentiellement à pans de bois. Une grande partie de ces habitations à porche comme celle que vous voyez fut détruite lors des 5 incendies qui dévastèrent Fougères au 18e siècle.
Ces feux successifs métamorphosèrent la haute-ville. La rue Nationale s'élargit et les façades de ses maisons construites en pierre furent alignées selon les plans de l'architecte Gabriel. Vous les voyez sur votre gauche ?...
La maison au numéro 51 est la seule à avoir résisté aux incendies, aux nouvelles normes d'urbanisme et aux bombardements de la seconde guerre mondiale. Mais pourquoi possède-t-elle un porche ?...
De telles habitations appartenaient autrefois à des artisans ou encore à des marchands. On les trouvait surtout dans les villes réputées pour leurs commerces, leurs foires et leurs marchés. C'est pourquoi il n'était pas rare à l'époque de voir plusieurs maisons à porche se succéder. Elles formaient ainsi une véritable galerie couverte qui protégeait les passants de la pluie ou du soleil !
Et si l'on pénétrait à l'intérieur en pensée ...
La disposition de cette maison est particulièrement simple. Au sous-sol, elle est dotée d'une cave.
Au rez-de-chaussée, une pièce unique sert à la fois de boutique et de cuisine. Quant à l'étage, il est composé d'une grande chambre.
Et chacune des pièces dispose d'une énorme cheminée de granit !
B. O. Au plus près du paradis oe plage12 oe la musique rétro reprend de plus belle...
Aujourd'hui, cette demeure accueille le musée Emmanuel de La Villéon. Mais laissons la parole à ce peintre :
Emmanuel de La Villéon : Chers amis, bienvenue à Fougères, la ville qui m'a vu naître en 1858. Si vous ne me connaissez pas, sachez que je suis un peintre impressionniste. J'ai étudié à Paris à l'Académie Julian et me suis aussitôt passionné pour les paysages et la peinture de plein air. J'aime créer sans cesse et par tous les temps. En 1892, un grand bonheur m'arrive car j'épouse Thérèse de Baudreuil. Mais justement voilà mon épouse qui nous rejoint...
Thérèse de Baudreuil : Mon mari, c'est le peintre de l'harmonie, de la joie tranquille et de la mélancolie. Et bien que nous résidions à Paris et qu'Emmanuel expose à l'étranger et dans de nombreux salons aux côtés de Cézanne et de Pissaro, il aime séjourner régulièrement en province... (soupir) S'il n'y avait pas la peinture, il serait un mari parfait !
Rires d'Emmanuel et de Thérèse
? propos des oeuvres de cet artiste, un critique écrit :
Plume qui gratte le papier
La Villéon est un vaillant, un amoureux de son art que rien ne rebute, ni le froid, ni l'ardent soleil. Qu'août flamboie ou que gèle frimaire, il s'en va copier la nature.
Emmanuel de La Villéon meurt à Paris en 1944 et laisse un héritage de près de 3 000 toiles. En 1976, les trois filles du peintre font un don d'une centaine d'oeuvres à la ville de Fougères. Vous pouvez les admirer aujourd'hui dans ce musée. Mais attention, il est ouvert uniquement pendant la saison estivale.
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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