Fougères >

L'église Saint-Léonard

Version mobile
Espagnol English Deutsch Italien

L'église Saint-Léonard

C'est sous le nom de Saint Léonard, le patron des prisonniers, que cette église est érigée au 12ème siècle.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Nous sommes à l'angle de la rue Nationale et de la Place de l'Hôtel de Ville...
Jeu d'orgues
C'est sous le nom de Saint Léonard, le patron des prisonniers, que cette église est érigée au 12e siècle. L'édifice se transforme et s'agrandit au 15e et au 16e siècle. Saint Léonard est l'exemple type d'architecture religieuse des Marches de Bretagne.
Mais que sont les Marches de Bretagne ?...
Au Moyen-Âge, c'est la zone frontière entre la Bretagne et la France.
Vous avez vu ?... L'église est dépourvue de transept, c'est-à-dire qu'elle ne possède pas les bras de la croix dans son architecture. Ses bas-côtés sont formés d'une succession de chapelles ornés de grandes fenêtres qui permettent à la lumière d'entrer jusqu'au centre de l'édifice.
Autrefois, cette technique de construction permettait d'agrandir l'église en créant de nouvelles chapelles si la population augmentait. C'est d'ailleurs ce qui arriva avec la création d'un nouveau choeur au 19e siècle. Et depuis, l'église est désorientée car son choeur ne se retrouve plus l'est, mais à l'ouest !
Regardez attentivement la façade de type gothique flamboyant
Elle date du 19e siècle et est construite dans un granit plus gris. Quant à sa rosace, elle s'inspire de celle de la Sainte Chapelle de Paris.
Cloches qui sonnent
Le clocher, lui, est achevé au 17e. Vous avez vu les sculptures sur ses angles ?... Elles ont la forme de canons ! Et si vous montez à son sommet, vous découvrirez une vue panoramique de Fougères.
N'hésitez pas à visiter l'église Saint Léonard. Admirez le petit vitrail en forme de médaillon du 12e siècle qui représente une scène de la vie de Saint Benoît. C'est le plus ancien conservé en Bretagne. D'autres vitraux vous attendent dans les bas-côtés. Conçus dans les années 1950, ils sont réalisés par Lorin, un maître verrier de Chartres.
Mais avant d'entrer, regardez bien les gargouilles sur les murs de l'église. Savez-vous que l'une d'elles a inspiré non pas un peintre, mais un écrivain très célèbre ?... Victor Hugo en personne !
La Campanella de Franz Liszt
C'est lors d'une visite en Bretagne avec sa maîtresse Juliette Drouet, native de Fougères, que Victor Hugo exécute un dessin de la gargouille ! Enthousiasmé par la ville, il écrit à sa femme Adèle :
Plume qui gratte le papier
Victor Hugo : Je suis à cette heure dans le Pays des Fougères, une ville qui devrait être pieusement visitée par les peintres, dans une ville qui a un vieux château, flanqué de vieilles tours les plus superbes du monde, avec des moulins à eau, des ruisseaux vifs, des rochers, des jardins pleins de roses, des rues à pignons qui montent à pic, des églises hautes et basses... J'ai vu cela au soleil, je l'ai vu au crépuscule, je l'ai revu au clair de lune et je ne m'en lasse pas. C'est admirable.
Fougères ne cesse d'inspirer les hommes de lettres du 19e siècle. Victor Hugo y situe l'action de son roman 93, tout comme l'a fait avant lui Honoré de Balzac dans Les Chouans. Le grand romancier réside un mois à Fougères et se passionne pour l'histoire locale.
Dans ses Mémoires d'outre-tombe, François-René de Chateaubriand se souvient lui aussi des séjours passés en ville quelques années avant la Révolution. Il réside alors chez ses soeurs qui possèdent de beaux hôtels particuliers à Fougères.
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
Retour haut de page