Forêt de Fontainebleau et gorges de Franchard >

Le puits

Version mobile
Espagnol English Japonais

Le puits

Ce puits, protégé par son enclos carré, possède un mécanisme étonnant

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Le puits
L'approvisionnement en eau a toujours été le problème des habitants du lieu. >

Après l'abandon de la maison forestière, il subit de curieuses aventures. Avec le développement du tourisme lié à l'automobile dans les années 1960, , ou même les papiers enflammés pour voir le fond. Un jour, il a fallu éteindre...un incendie dans le puits !
En 1986, un groupe spéléologique est autorisé à y descendre et le nettoie. Il est bouché sur 30 m et il faut des mois pour enlever les ordures et atteindre le fond. On y recense les objets les plus divers, mais pas de trésor, tout juste 25 francs en pièces de monnaie et 654 balles de mitrailleuses, sans doute jetées là par un soldat fatigué.
Une niche maçonnée est creusée au fond du puits, pour protéger le puisatier lors des travaux d'entretien, mais pas de souterrain qui rejoigne le Palais comme les imaginations fertiles le suggéraient.
Nous vous invitons à passer à gauche du puits, en suivant attentivement les marques jaunes, et à écouter la suite, tout en marchant dans la clairière, en direction des rochers.
<
La forêt de Fontainebleau, comme la plupart des forêts françaises, était un bien personnel du roi de France. Le bois et le grès constituaient une importante source de revenus. Les billons de bois descendaient la Seine par flottage jusqu'à Paris. Le bois servait de combustible et de matériau de construction. Le grès était exploité pour la construction et le pavage.
Les habitants du bornage, c'est-à-dire des communes bornant la forêt, en profitaient, eux aussi : ils y faisaient paître leurs animaux : < > en 1664, on recensait 12.117 vaches et 6.367 porcs !
Sous Louis XIV, la moitié du massif est à l'état de " plaines ", sans arbres, et l'autre moitié, " tant bien que mal plantée ". Sous Colbert, on inaugure quelques plantations en ligne, puis après 1720 on entreprend des plantations régulières de chênes, de charmes et de bouleaux sur plus de 2400 hectares. >
La forêt a relativement peu souffert de la Révolution, sauf les animaux sauvages, massacrés par des braconniers profitant de la confusion générale et de la suppression des capitaineries de chasse, qui veillaient jusque là au respect du domaine royal de chasse. >
Les plantations de chênes et de pins reprennent sous l'Empire avec plus ou moins de bonheur. Sous Louis-Philippe, ce sont 5400 ha que l'on plante en pins, des arbres particulièrement bien adaptés à la sécheresse des sols sableux. Ces reboisements sont à l'origine des paysages contrastés de pins et de chênes.

Depuis, deux plans de gestion ont été successivement mis en oeuvre.
Monsieur Perraud, forestier, féru d'histoire, vous parle du plan de 1970 :
Alors pour bien comprendre il faut savoir que le dernier plan d'aménagement datait de 1903. Et entre 1903 et 1970, on n'a fait aucune étude sérieuse de la forêt. Et là, en 70, on s'est aperçu, d'après nos statistiques, que 30 % de la forêt allait mourir dans les 30 ans. Donc on a décidé de reboiser toute la forêt et donc de couper les vieux arbres pour les remplacer par des jeunes. [groupe 55]
Alors pourquoi ce plan a-t-il été interrompu ?
Alors d'une part, il a soulevé énormément de polémiques parce que les paysages ont changé brutalement. D'autre part, euh on n', techniquement, on n'arrivait pas à replanter aussi vite que qu'on coupait et donc, dès 1985, ce plan a été complètement révisé. [groupe 55]
En quoi le plan de 1996 est-il différent du premier ?
Alors comme ce plan de 1996 est né dans de très nombreuses polémiques, on a fait appel à des scientifiques, des sociologues, des paysagistes, de manière à faire quelque chose d'exemplaire. En plus, les associations sont devenues partenaires par un comité d'usagers. [groupe 61]
Quelles essences a-t-on privilégiées ?
Alors, de tous temps, dans la forêt de Fontainebleau, on avait surtout privilégié le chêne, parce que c'était le bois de marine, c'était le bois noble. Au 19ème siècle, on avait planté beaucoup de pins. Et là, actuellement, le pin étant tellement vigoureux, maintenant c'est le chêne qui est de nouveau privilégié à tous prix pour essayer de gagner du terrain puisqu'il ne brûle pas, parce que, il dure plus longtemps et qu'il fait des paysages plus intéressants. [groupe 58]
Retour haut de page