Forêt de Fontainebleau et gorges de Franchard >

Le Chêne George Sand

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Le Chêne George Sand

Fontainebleau, et surtout les rochers de Franchard, ont été, en 1833, la scène du paroxysme de la passion entre George Sand et Alfred de Musset...

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La forêt de Fontainebleau a été le cadre privilégié de la vie de nombreux artistes : peintres, poètes, romanciers, photographes et musiciens de renom se sont parfois attardés sur ses rochers ou au pied de ses arbres, attirés ou inspirés par l'ambiance particulière des lieux.
George Sand raconte dans son roman Elle et lui :
"Ils sortirent pour courir la forêt par un clair de lune magnifique. [...] Ils avaient fait deux lieues et se trouvaient au pied d'une masse de rochers que Laurent connaissait. [...] Elle l'avait suivi des yeux sur la pente du rocher jusqu'à ce qu'il fût entré dans l'ombre épaisse du ravin. Elle ne le voyait plus et s'étonnait du temps qu'il lui fallait pour reparaître sur le versant de l'autre monticule. Elle fut prise d'effroi, il pouvait être tombé dans quelque précipice. [ ] Elle se levait pour essayer de l'appeler, lorsqu'un cri d'inexprimable détresse monta jusqu'à elle, un cri rauque, affreux, désespéré, qui lui fit dresser les cheveux sur la tête. [...] Rien ne l'arrêta, elle arriva, sans savoir comment auprès de Laurent, qu'elle trouva debout, hagard, agité d'un tremblement convulsif. " Ah ! Te voilà, lui dit-il en lui saisissant le bras. Tu as bien fait de venir ! J'y serais mort ! " [...]Thérèse n'osait l'interroger et s'efforçait de le distraire ; elle voyait bien qu'il venait d'avoir un accès de délire. Enfin il se remit assez pour vouloir et pouvoir lui raconter. Il avait eu une hallucination.
George Sand, après sa liaison avec Musset, revient plusieurs fois à Fontainebleau et évoque de nouveau la forêt dans ses écrits, comme dans cette lettre de 1837 : <
" Tout est beau ici. D'abord, les bois sont toujours beaux, dans tous les pays du monde, et ici, ils sont jetés sur des mouvements de terrain >toujours pittoresques quoique toujours praticables. Ce n'est pas un mince agrément que de pouvoir grimper partout, même à cheval et d'aller chercher les fleurs et les papillons là où ils vous tentent. Ces longues promenades, ces jours entiers au grand air sont toujours de mon goût et cette profonde solitude, ce solennel silence à quelques heures de Paris sont inappréciables. "
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Avancez à présent vers l'ermitage. Lorsque le chemin tourne vers la droite, vous verrez, un peu en contrebas à gauche, une fontaine grillagée, appelée Fontaine des ermites, qu'une plaque date de 1169. On peut y lire " L'eau de votre fontaine n'est ni belle à voir, ni bonne à boire. ", en référence à une lettre qu'écrivit en 1192 le supérieur Etienne au troisième ermite de Franchard.
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