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Route des fossés rouges

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Route des fossés rouges

Ici encore, on voit bien la différence entre la réserve biologique et la forêt gérée.

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Nous sommes sur la route des fossés rouges.
Ici encore, on voit bien la différence entre la réserve biologique et la forêt gérée.
A gauche, un sol nettoyé, pas d'arbre mort.
Les arbres sont espacés. L'espace est lumineux.
A droite, au contraire, des troncs jonchent le sol.
Sur certains d'entre eux, les insectes sont venus pondre leurs oeufs.
Les larves se sont nourries du bois. Et, à leur tour, sont devenues des insectes adultes.
On voit aussi de jeunes arbres : très serrés, ils empêchent la lumière de passer.
C'est pourquoi il n'y a presque pas d'herbe au sol.
Ces arbres se font de la concurrence.
Tous ne survivront pas.
Certains tomberont et reviendront à la terre...
Le bois mort, on l'a dit, représente 30% de la biodiversité forestière.
Mais avant qu'un arbre ne devienne de l'humus, il faut beaucoup de temps...
Environ un quart de l'âge de l'arbre.
Donc, si un arbre meurt à l'âge de 300 ans, il lui faudra 75 ans pour disparaître complètement...
Pour toutes ces raisons, il faut prendre soin des réserves biologiques.
Vous avez le privilège de parcourir le périmètre d'une réserve biologique intégrale. Restez sur le chemin que vous parcourez, ne rentrez pas dans la réserve. Si vous y rentrez, vous piétinez le sol. Si vous piétinez, des plantes vont disparaître, le sol va être tassé.
Or les organismes qui peuplent ce sol, généralement ne supportent pas les sols tassés.
Autre chose : Ne soulevez pas d'écorce : si vous soulevez une écorce, les insectes qui sont dessous risquent d'être mangé par d'autres animaux. Et puis, ne prélevez rien : si on a créé des réserves intégrales, c'est pour protéger cette nature. qui a besoin de ces milieux dans lesquels on ne prélève pas d'individu. Il en va de la survie des espèces.
Une réserve biologique intégrale permet à la faune et à la flore de se développer librement.
Même les plus petits des insectes ont le droit d'être préservés...
Alors ne dédaignez pas ces troncs de bois mort...
Même ici, la vie grouille encore...
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