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Carrefour du Gros Fouteau

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Carrefour du Gros Fouteau

A partir de ce carrefour, on a une vue sur cinq ou six routes, ça permettait au moment de la chasse à courre de voir passer les animaux et donc de savoir où était la chasse.

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Nous sommes au carrefour du Gros Fouteau.
Des routes partent de tous les côtés.
Si on regarde à gauche, à droite ou en face, on a une bonne vue sur ce qui se passe au loin...
Ces allées ont été tracées pour les besoins de la chasse à courre.
Ici, nous sommes à un carrefour en étoile...
A partir de ce carrefour, on a une vue sur cinq ou six routes, ça permettait au moment de la chasse à courre de voir passer, soit les cavaliers, soit les meutes de chiens, soit les animaux et donc de savoir où était la chasse. La chasse à cour c'est une chasse qui se passe avec des cavaliers, des chiens bien sûr, et on ne chasse que, à Fontainebleau, que le cerf mâle et que les chevreuils mâles également.
On chasse dans la forêt de Fontainebleau depuis l'an 1000 !
Et quand la forêt est devenue royale, les rois y sont venus chasser à courre.
Pour eux, on a aménagé la forêt et créé ces allées rectilignes.
Tout le monde ne pouvait pas participer à la chasse royale.
Les cavaliers qui ont l'autorisation d'entourer le roi, portent l'uniforme de vénerie : un costume bleu doublé de rouge avec un galon d'argent entouré de deux galons d'or.
Les meutes de chiens donnent le signal.
Et les cavaliers suivent.
A cette époque, on chasse à courre des cervidés, des sangliers ou même des loups... Pour le plus petit gibier, comme les faisans ou les lièvres, on préfère le tir.
Aujourd'hui, à Fontainebleau, on ne chasse à courre que le cerf et le chevreuil mâle.
Autour de nous, les arbres forment une futaie très haute. On appelle cela une futaie cathédrale.
Leurs branches s'étirent vers le ciel pour capter l'eau des nuages.
Cette eau descend ensuite dans la terre.
Inversement, les racines, profondément ancrées dans le sol, viennent puiser l'eau dont les arbres ont besoin.
Et une partie de cette eau, conduite par les veines du bois, va alimenter les feuilles et s'évaporer dans le ciel.
Poétique ce lien entre la terre et le ciel, non ?
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