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Firminy vert : un quartier pas comme les autres

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Firminy vert : un quartier pas comme les autres

Les piétons y sont rois, comme dans l'ensemble de la cité.

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Firminy vert : un quartier pas comme les autres
Nous sommes rue Serpente, à l'intersection avec le cours des Marronniers, qui est l'artère principale de Firminy vert : il dessert tous les bâtiments.
C'est aussi son poumon. Les piétons y sont rois, comme dans l'ensemble de la cité. Aucune voiture ne peut traverser l'espace entre les immeubles, au contraire, les axes routiers serpentent tout autour....
Appréciez le paysage. Vous voyez toute cette verdure ? Elle se reflète aussi dans le nom des bâtiments : les Blancs Bouleaux, les Noyers, les Tilleuls ou bien encore les Peupliers. Bref, vous l'aurez compris rien n'a été laissé au hasard à Firminy-vert.
Soleil, espace, verdure : voilà le triptyque suivi par l'équipe d'urbanistes, dans la droite ligne de Le Corbusier... Des préoccupations que l'on retrouve d'ailleurs à Givors ou à Lyon, sur les autres sites du réseau des Utopies réalisées.
Mais revenons aux logements...
Le grand H et la Tour Sive comptent 17 étages, des exceptions en quelque sorte. Vous le voyez, les autres immeubles ne sont pas très hauts. Leur distribution dans l'espace a été très étudiée, mesurée même...
Oui, ils sont disposés de manière à ne pas se faire d'ombre, les uns les autres.
Mais la révolution de ces constructions c'est d'abord leur confort !
Car à l'époque, le quotidien ressemblait plutôt à ça :
" On était cinq enfants à coucher dans la même chambre avec les parents.
Josette et Francis Putot se souviennent de leur vie, avant Firminy-vert...
" il n'y avait pas de WC, on avait un pot de chambre comme on disait à l'époque, et le WC était dans la cour vers les jardins où tous les gens qui habitaient autour allaient ".
" On avait une douche, on était privilégié, on avait une douche c'était mon père qui l'avait construite dans un bac à lessive qui était au garage avec un tuyau qui venait du chauffe-eau, donc puis évidemment on ne pouvait pas commander d'en bas donc il fallait être deux, un qui se lave, un qui était en haut et avec un code à coups de manche de balais pour savoir si c'était plus chaud, plus froid, si c'était fini ou pas ".
Josette a d'abord vécu à La Pate, un immeuble proche du site. Puis elle a déménagé dans un appartement de la Corniche, l'un des bâtiments de Firminy-vert....Et là, tout a changé...
" Les appartements étaient beaucoup plus grands, plus lumineux, il y avait tout un tas de marchands ambulants qui passaient et ensuite il y a eu la construction sous le grand H, le premier supermarché casino de Firminy sous le grand H ".
Et oui ! C'est une innovation.... Mais il y en a d'autres !
L'école, par exemple a laissé un souvenir impérissable à Josette....rien à voir avec ce qu'elle avait connu dans le passé...
" Il y avait de l'espace, il n'y avait pas de poêle, ça chauffait soit par des radiateurs, soit par le sol, et puis il y avait la cour et puis les tableaux noirs ce n'étaient plus les vieux qu'on connaissait mais des tableaux à crémaillère. "
C'est aussi à Firminy par exemple qu'est inauguré le tout premier lavoir automatique de France !
Et pour étendre le linge : des séchoirs en plein air. Ce sont ces structures de béton ajourées que vous pouvez voir devant certains immeubles.
Pour résumer, on peut dire que les architectes ont suivi la directive d'Eugène Claudius-Petit : des besoins nouveaux pour des hommes nouveaux.
Pour écouter le prochain commentaire, rendez vous vers un point d'observation de l'Unité d'Habitation. Depuis l'intersection entre la rue Serpente et le cours des marronniers, en faisant dos à l'église, prenez les petits escaliers sur votre droite, puis ceux cachés par la haie, à gauche des garages, continuez sur la gauche et placez vous dans le virage.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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