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Ecole des filles

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Ecole des filles

Jusqu'à la première partie du 20ème siècle, ce sont des religieuses qui s'occupent de l'instruction de ces demoiselles.

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Longtemps, Falaûn compte deux établissements scolaires, un pour chaque sexe. Pas question, oh non, de se conter fleurette à l'heure de la récréation !
L'école des filles est implantée au 15 de la rue du château-ferme, dans cet imposant bâtiment en moellons calcaires, un bâtiment en forme de parallélépipède qui date de la deuxième moitié du 19ème siècle.
Jusqu'à la première partie du 20ème siècle, ce sont des religieuses qui s'occupent de l'instruction de ces demoiselles.
soeur s'adressant aux élèves. Jeunes filles, pour devenir de bonnes épouses, ils vous faut étudier avec sérieux et aussi prier le seigneur. Car je vous le dis, l'oisiveté de l'esprit est votre pire ennemi.
A l'époque, des élèves de différents niveaux sont souvent sous l'autorité d'une même enseignante.
soeur s'adressant aux élèves. Bien. Sortez vos encriers et vos cahiers. Vous, les petites, je vous demande de recopier l'alphabet. Allez, on s'applique. Et vous, les grandes, vous allez me montrer comment vous avez appris vos tables de multiplication...
Il règne au sein de l'établissement une discipline de tous les instants. Et cela continue bien après le départ des soeurs et l'instauration d'une relative mixité... C'est ainsi qu'une certaine dame de fer, Mademoiselle Olga, succède aux religieuses et impose elle aussi des règles très strictes.
Mais si le prénom de cette " vieille fille " reste à jamais lié à celui de l'école, c'est pour d'autres raisons, en particulier pour le courage dont elle a témoigné au cours de la seconde guerre mondiale et pour l'exemple qu'elle a incarné aux yeux de ses élèves. Ecoutez le témoignage de Francis Igot, habitant de Falaûn :
Mademoiselle Olga, c'était l'institutrice, une institutrice assez sévère, comme ça. Elle faisait partie de la résistance. Elle partait parfois à vélo, la nuit, rencontrer ce groupe de résistance. Parfois, elle disparaissait de la classe parce qu'on l'appelait sur le côté parce qu'il y avait de petits problèmes à résoudre, pour la résistance.
Regardez à présent dans votre dos, de l'autre côté de la route, sur la droite. La maison située au numéro 12 abritait jadis l'internat des filles, avant de devenir une poste et de servir aujourd'hui d'habitation à deux cinéastes. Comme beaucoup d'autres habitants de Falaûn, ce couple, entre deux tournages dans de lointaines contrées, fait chambre d'hôtes. Il a même décoré deux des chambres en s'inspirant de l'univers de grands réalisateurs.
Devinez donc lesquels. Allez, un indice.
Eh, oui, c'est bien Pedro Almodovar, le chantre de la Movida madrilène.
Le deuxième réalisateur, maintenant...
Toujours au Sud, et toujours un parfum de souffre... Voici quelques titres de film : Mamma Roma, L'évangile selon Saint-Matthieu ou encore Salo ou les 120 journées de Sodome...
Vous avez trouvé ? Oui, c'est bien l'Italien Pier-Paolo Pasolini, réalisateur, dramaturge et écrivain, un auteur engagé, mort assassiné en 1975 après avoir obtenu les plus grandes distinction du 7ème art.
Bien. C'est la fin de cette étape. Rendez-vous à présent devant l'ancienne brasserie.
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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