Le Couvent de la Tourette à Eveux, une utopie réalisée >

Un lieu ouvert, grâce à la lumière

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Un lieu ouvert, grâce à la lumière

On distingue le paysage de l'autre côté de l'édifice. On a vraiment un axe de lumière ici.

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Un lieu ouvert, grâce à la lumière
Nous sommes sur l'allée au niveau de l'espace dégagé entre le couvent sur votre gauche et l'église sur votre droite.
On distingue le paysage de l'autre côté de l'édifice. On a vraiment un axe de lumière ici. C'est d'ailleurs un élément essentiel pour Le Corbusier. Primordial. Ecoutez ce qu'en pensait l'architecte.
Reconstitution
" L'architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière "
Et c'est bien ce qui a retenu l'attention du frère Alain Riou, la première fois qu'il a visité les lieux :
" J'ai admiré la fonctionnalité du couvent, la beauté des jeux de lumière parce que ça je pense que Le Corbusier est un sculpteur de la lumière. Je reste toujours très admiratif de ce qu'il nous a donné avec peu de moyens. "
Et ce qu'il a donné aux frères, c'est aussi la possibilité de ne pas se sentir enfermés. Un couvent, contrairement à un monastère, est un lieu ouvert. Ouvert sur le monde, sur la connaissance. Et ici " physiquement " ouvert.
Ah, c'est donc pour ça que l'église n'est pas collée aux ailes du couvent ! Les bâtiments ne forment pas un carré fermé, pour illustrer cette ouverture sur le monde.
Exactement. Les trois ailes forment un U, à distance de l'église. Cela permet aux frères de ne pas sentir cernés par la masse de béton. Et puis, la lumière pénètre ainsi par cette brèche.
Il y a aussi beaucoup de couleurs vives. On voit une porte rouge à gauche, et on aperçoit, du vert, du noir, du jaune...
Tout à fait. C'est aussi une particularité de la vision architecturale de Le Corbusier, et de l'époque de construction.
Florence Damey est guide au couvent.
Ce sont des couleurs qui avaient un sens dans les années 50, on revenait aux couleurs primaires, aux couleurs très franches, très pures. Maintenant au couvent de la Tourette, elles ont davantage un sens dans l'église et dans la crypte par rapport à leur jeu avec la lumière, il n'y a pas de signification, de symbolique particulière si ce n'est comment le rouge reflète la lumière plus ou moins, comment le noir l'absorbe, comment le jaune la diffuse etc.
Cela influence sans doute un peu, la pratique religieuse... Voyons ce qu'en pense le frère Alain Riou.
Vivre dans un bel espace c'est toujours très porteur mais je pense que la vie spirituelle, la vie de prières reste toujours difficile, je pense que ce que l'on demande à l'architecte, c'est de donner un espace sans doute épuré, espérons porteur, de par sa beauté, mais tout le travail si j'ose dire de la prière reste à faire.
On voit une colonne, une sorte de tube de béton en face de nous. Qu'est-ce que c'est ?
Et bien il s'agit de la cheminée. Elle n'est pas collée au mur, mais décalée. L'idée, c'est toujours d'apporter de la légèreté, et de faire d'un appendice technique, un élément d'architecture.
Et puis, il y a aussi les " fleurs de béton " comme les appelait Le Corbusier. Vous voyez sur le mur de gauche du couvent. Ces sortes de grands rivets en béton ?
Pour écouter notre prochain commentaire, faites encore quelques pas pour rejoindre le porche en béton, passez dessous et allez vous placer devant le banc, à droite de la porte rouge.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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