Marcel Proust en Eure et Loir >

La Maison de Tante Léonie

Version mobile
English

La Maison de Tante Léonie

Cette maison était celle de la tante et de l'oncle de Marcel Proust : Elizabeth et Jules Amiot.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Nous sommes à Illiers Combray devant la maison de Tante Léonie
Cette maison était celle de la tante et de l'oncle de Marcel Proust : Elizabeth et Jules Amiot. Le célèbre écrivain y a passé ses vacances jusqu'à l'âge de 9 ans entre 1877 et 1880. Il y est revenu à 15 ans à la mort de sa tante.
Cette maison et ce village l'ont ensuite inspirés pour écrire son oeuvre " A la Recherche du Temps perdu ". Elisabeth Amiot est ainsi devenue tante Léonie. Et le village d'Illiers s'est enrichi de son équivalent romanesque : Combray.
C'est la seule commune de France qui a accolé son nom à celui d'une commune " imaginée " par un écrivain.
ll y a donc plus d'un siècle, il suffisait de pousser la porte pour rencontrer le petit Marcel, ses parents, et sa famille.
Si vous avez lu Proust, vous savez peut-être qu'il y avait un code.
Un code secret ?
Non... plutôt de vieilles habitudes.
On entendait le grelot pour ceux qui entraient sans sonner.
Bruit du grelot
Et la clochette pour les autres visiteurs
Bruit de la clochette
" Les soirs où assis devant la maison sous le grand marronnier, autour de la table de fer, nous entendions au bout du jardin, non pas le grelot profus et criard qui arrosait, qui étourdissait au passage de son bruit ferrugineux, intarissable et glacé toute personne de la maison qui le déclenchait en entrant " sans sonner ", mais le double tintement timide, ovale et adoré de la clochette pour les étrangers, tout le monde aussitôt se demandait : " une visite, qui cela peut-il être ? " mais on savait bien que cela ne pouvait être que M.Swann. ">
Regardez maintenant à gauche, l'autre façade de la maison. A l'étage, vous voyez la deuxième fenêtre, celle du milieu ? C'était celle de la Tante.
Cette femme qui était malade, y passait des heures, alitée, à observer les allées et venues de la rue. <
Le petit Marcel lui rendait visite, dégustant la fameuse " petite Madeleine "...
citation
" Et tout d'un coup, le souvenir m'est apparu. Ce goût c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul(...).
Mais la madeleine a-t-elle réellement existé ?>
Pour écouter la réponse, appuyez sur la touche Etoile
Mireille Naturel est secrétaire générale de la société des amis de Marcel Proust et des amis de Combray, elle nous apporte quelques précisions. Il est vrai que pour la pâtisserie d'Illiers... oui la Petite Madeleine de Proust existe....
" Mais dans l'oeuvre elle avait d'autres formes. Dans les versions précédentes, elle était biscotte, elle était pain grillé. Donc si Proust en a fait une madeleine, c'est qu'il voulait en faire quelque chose de très particulier et c'est un gâteau court et dodu, c'est un gâteau qui fond dans la cuillère puis dans la bouche. C'est une petite madeleine et il a mis des majuscules à P et à M et donc on retrouve Marcel Proust dans Petite Madeleine. "
Aujourd'hui, la madeleine appartient un peu à tout le monde. On a tous notre Madeleine. Et dès que j'eus reconnu le goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que me donnait ma tante (...), aussitôt la vieille maison grise sur la rue, ou était sa chambre, vint comme un décor de théâtre s'appliquer au petit pavillon, donnant sur le jardin, qu'on avait construit pour mes parents sur ses derrières (...) et avec la maison, la ville, depuis le matin jusqu'au soir et par tous les temps, la place où on m'envoyait avant déjeuner, les rues où j'allais faire des courses, les chemins qu'on prenait si le temps était beau. >
Léguée par la petite fille d'Elisabeth et Jules Amiot, à la Société des Amis de Marcel Proust, la maison de Tante Léonie est aujourd'hui entièrement reconstituée selon les descriptions de l'oeuvre. Dans le musée, on découvre aussi des documents, des portraits, des objets de famille, et... des lettres. N'hésitez pas à la visiter.
C'est que les voyages en Algérie de L'oncle Jules Amiot lui ont donné une passion pour l'orient. On retrouve d'ailleurs ces inspirations au Pré Catelan, notre prochaine étape. >
Bien..
Pour connaître les informations de guidage, jusqu'au Pré Catalan, le terrain de jeu et de rêverie du petit Marcel Proust, appuyez sur la touche étoile de votre téléphone... C'est à vous !
Repartez sur votre droite par la rue des 3 mairies, descendez le village et empruntez à droite la rue des lavoirs. Vous passerez devant la tour du château et longerez juste après par la gauche la Vivonne. Traversez la en empruntant le Pont Vieux et continuez à longer la rivière : vous arrivez au pré Catelan. Nous vous attendons à sa deuxième entrée après le chemin des Aubépines.
Merci de continuer votre visite, nous attendons votre prochain appel.
Retour haut de page