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Illiers Combray - Le Pré Catelan

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Illiers Combray - Le Pré Catelan

Quand il venait de Paris pour passer ses vacances ici, Marcel Proust découvrait le village depuis le train.

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Nous sommes à Illiers Combray, à l'entrée du Pré Catelan.

Derrière les arbres du pré, on peut découvrir le village d'Illiers.
Quand il venait de Paris pour passer ses vacances ici, Marcel Proust découvrait le village depuis le train. Un souvenir qu'on retrouve dans
Le pré Catelan est aujourd'hui le jardin public du village.
A l'époque de Marcel Proust, c'était celui de son oncle, Jules Amiot qui était horticulteur. Il a imaginé ce parc en référence à un autre Pré Catelan, celui du Bois de Boulogne à Paris.
Typiquement un jardin à l'anglaise.
Contrairement aux jardins à la Française, il est très irrégulier avec des chemins tortueux, des rochers et surtout de multiples décors. Ici, comme dans sa maison, l'oncle Amiot a ajouté une touche orientale avec une végétation tropicale.
Du Pré Catelan, Proust a fait le parc de Tansonville, la propriété de M.Swann, un des personnages de " la recherche du temps perdu. "
Plus tard, on attribuera ce procédé à l'écrivain, le fameux questionnaire de Proust.
En quittant le pré, longez les haies du côté des champs : ce sont des Aubépines. Des fleurs que Marcel Proust a vénérées dans son oeuvre.
" Donc il est vraiment tombé amoureux de ces aubépines et donc quand la mère le surprend, elle est furieuse, il est en train d'embrasser ces aubépines "
Si vous voulez en savoir plus sur les Aubépines de Marcel Proust, appuyez sur la touche Etoile
" L'enfant vient dire au revoir aux aubépines avant de rejoindre Paris. Donc il est vraiment tombé amoureux de ces aubépines et donc quand la mère le surprend, elle est furieuse, il est en train d'embrasser ces aubépines. Donc elle lui dit : " dépêche-toi, viens vite, tu vas abîmer ta coiffure en plus. Et lui, il promet aux aubépines de revenir chaque année alors que les autres se perdent en conversation de salons à Paris. Ces aubépines ont quelque chose de sacré, déjà dans le texte. Il les voit d'abord à l'église. Et en même temps, elles sont très érotisées par Proust. Ce sont des fleurs qui suscitent le désir : colorées, odorantes, et il y a une hiérarchie entre les aubépines. Il y a les aubépines blanches et les aubépines roses. Et la couleur rose est une des couleurs préférées de Proust. Donc elles
Il y a tous les Proustiens, il y a même des étrangers qui viennent. Ils font la promenade des Aubépines, les lectures au pré Catelan, et ensuite ils se promènent en car sur Tossonville, St Ayman, Illiers bien sur. Il y a des étrangers, des anglais, des Américains qui viennent des fois. Ce sont des mordus hein ... Ce sont des Proustiens."
Depuis l'enfance de Marcel Proust, le village d'Illiers n'a guère changé. En le visitant, on découvre ce que voyait au 19ème siècle le futur auteur d'A la Recherche du Temps Perdu.
Bien.
Non loin d'ici, le château de Villebon, une forteresse dont s'est aussi inspiré Marcel Proust pour son château de Guermantes.
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