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Royan

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Royan

Le plus grand estuaire d'Europe !Devant nous 2 fleuves, la Garonne et la Dordogne.

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Nous sommes à Royan, au dessus du port commercial, à l'embouchure de l'estuaire.
Positionnez-vous à proximité de la longue vue bleue.
Devant nous, le plus grand estuaire d'Europe. Les eaux des deux fleuves : la Garonne et la Dordogne, se mêlent à celles de l'océan.
Ici, à Royan, en effet l'embouchure de l'estuaire offre un panorama ouvert sur l'océan Atlantique.
Un bac relie les deux rives de l'embouchure : Royan et le Verdon sur la pointe de Grave.
Peut-être l'apercevez-vous faisant la traversée, ou accosté en face de nous ?
Tout beau tout neuf, il ne date que de 2002. Il est amphidrome...
Amphi... quoi ?!!
Amphidrome, sa proue et sa poupe sont identiques : les voitures entrent par un bout et sortent par l'autre, toujours en marche avant. Pas de perte de temps dans les manoeuvres : 20 minutes pour la traversée !
M. Pascal Robert, qui a été matelot sur ce bac, est un marin estuarien averti, il nous explique les conditions de navigation :
" A Royan, vous avez ce phénomène de vent courant contraire qui va creuser la mer mais en plus vous avez une rentrée d'eau elle aussi qui peut se faire juste dans la gueule de l'estuaire, donc sur Royan vous pouvez avoir 2,50m, 3m de creux quand vraiment il y a grosse brise comme on dit . "
" L'estuaire, c'est de la vague très très courte, on appelle ça du clapotis dans le jargon de marin ou du clapot, du chambote en charabia de pêcheur. C'est d'ailleurs pour ça que les embarcations typiques de l'estuaire sont des yoles pointues devant pointues derrière. "
A Royan les marins pêcheurs pratiquent aussi bien le chalut en pleine mer que la pêche côtière. Les bars, soles, ou langoustines sont vendues aux mareyeurs de la criée de Royan.
Le port de pêche se trouve à votre gauche. On y distingue très bien le bâtiment de la capitainerie.
Ici, qu'on soit marin pêcheur, patron de bateaux à passagers, ou capitaine du bac, on se repère grâce au phare de Cordouan.
Regardez sur votre droite et portez votre regard loin à l'horizon, au-delà de la plage et de la corniche...
Vous le voyez se dressant majestueusement ? 66 mètres de haut et quatre siècles d'existence : c'est le dernier phare habité de France, et aussi le plus ancien.
L'historien et écrivain, Jules Michelet, écrit " La mer " alors qu'il séjourne en 1861 à Saint Georges de Didonne.
" Cordouan est sur un écueil que l'eau ne quitte jamais. L'audace, en vérité, fut grande de bâtir dans le flot même, que dis-je ? dans le flot violent, dans le combat éternel d'un tel fleuve et d'une telle mer.
Il en reçoit à chaque instant ou de tranchants coups de fouet, ou de lourds soufflets qui tonnent sur lui comme ferait le canon. C'est un assaut éternel. "
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