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Chapelle Royale de Dreux

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Chapelle Royale de Dreux

Sa construction date du début du 19ème siècle. Mais sur ce site qui domine la ville se trouvait déjà un château à la fin du moyen âge.

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Nous sommes à Dreux devant la grille de la Chapelle Royale.
Sa construction date du début du 19 ème siècle. Mais sur ce site qui domine la ville se trouvait déjà un château à la fin du moyen âge. Il en reste aujourd'hui que quelques soubassements de tours et des vestiges de murailles.
Regardez bien la chapelle devant vous
Elle a été bâtie par la volonté de la duchesse d'Orléans, Louise Marie Adélaïde de Bourbon-Penthièvre , la seule fille du cousin de Louis 16, le duc de Penthièvre.
Quand elle rentre d'exil après la révolution, la duchesse décide de donner aux morts de sa famille un lieu de sépulture digne de leur sang royal, comme son père l'avait fait à Rambouillet. Elle entreprend alors la construction de cette chapelle....Mais elle meurt avant la fin des travaux...
Oui mais tout était prévu dans son testament...
" S'il plaisait à la Divine providence de me retirer de ce monde avant que l'édifice ne soit totalement construit, je veux et ordonne que les travaux soient continués sans interruption... "
Son fils, le duc d'Orléans Louis Philippe respecte ses dernières volontés.
D'autant qu'il devient roi en 1830 : Louis Philippe Ier.
Et ça change tout. Jean Louis Sureau, secrétaire général de la Fondation St Louis :
" En montant sur le trône, Louis Philippe va donner par le fait même un autre statut à cette chapelle familiale qui va devenir chapelle de la famille royale et donc chapelle royale. L'histoire de cette chapelle est intiment liée à la personnalité du roi Louis Philippe mais aussi à la continuité historique que représente la famille d'Orléans depuis la fin du 18 ème siècle jusqu'au 20 ème siècle. Il y a là, la mémoire d'un certain nombre d'hommes et de femmes qui ont été plus ou moins proches de l'histoire de la France. "
Aujourd'hui il y a ici une soixantaine de sépultures de la famille d'Orléans. C'est Louis Philippe même qui avait décidé de leur disposition pour plusieurs générations.
Victor Hugo le raconte ainsi :
" De temps en temps, il comptait les crânes et disait : 'Ceci est M. le duc de Penthièvre. Ceci est M. le comte de Beaujolais... "
Hugo se trompe ! Le plus jeune des frères de Louis Philippe est enterré à Malte. Et pas à Dreux. Mais il a quand même son gisant ici.
Allez visiter la chapelle pour admirer les nombreux gisants. Chacun est une oeuvre différente. Les plus grands artistes de l'époque les ont réalisés...
L'endroit est plutôt bien fréquenté. Je me présente, Ferdinand Philippe, fils aîné du roi Louis Philippe. Vous verrez, je repose juste à côté de mon épouse, placée dans une petite chapelle car elle était protestante. Mais son gisant me tend le bras... Touchant non ?
Et puis, juste derrière l'autel ... mon père. Louis Philippe Ier. Le seul à être représenté debout. Ma mère est agenouillée...
Oh ... allez voir aussi cette merveille un peu plus loin ...le prince Louis d'Orléans. Son gisant est magnifique. Loison , le sculpteur a réussi à faire apparaître les traits de son visage à travers un voile sculpté dans le marbre.
Dans cette chapelle royale, la tradition est toujours respectée. Il y a quelques années encore, le comte de Paris a été inhumé ici. Son corps repose dans la galerie occidentale près de la crypte.
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