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Les Chemins de la Préhistoire

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Les Chemins de la Préhistoire

D'ici démarre le chemin de la Préhistoire de la Micoque, longue de 12 km.

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Nous sommes au point de départ du chemin de la Préhistoire de la Micoque.
L'Homme de Cro Magnon , dont on parle dans le monde entier a été trouvé ici.
" Oui ... ici. Enfin, à 200 mètres de là...C'était en 1868. A l'époque, on faisait des chemins pour la nouvelle gare des Eyzies . Alors imaginez la tête des ouvriers qui en creusant sont tombés sur des ossements humains ! Un squelette a été reconstitué, celui de Cro magnon
Et vous vous demandez pourquoi on l'a appelé l'homme de Cro Magnon ? C'est simple. Ce terrain, c'était celui de monsieur Magnon . Et chez nous, un trou, ça se dit Cro en occitan. Alors on a dit ... l'homme de Cro Magnon . ... ! "
Pendant longtemps, les préhistoriens ont utilisé l'expression " homme de Cro Magnon ". Aujourd'hui, ils parlent plutôt de l'Homo Sapiens.
Avant de partir, ne manquez pas l'abri de Cro Magnon , il est facile à trouver ... juste derrière un hôtel du même nom.
L'itinéraire des chemins de la préhistoire est long de 12 kilomètres. A pied, en vélo ou à cheval, on peut ainsi mieux comprendre dans quel environnement vivaient ici les hommes préhistoriques, dans cette vallée de la Vézère.
La Vézère est une rivière de 211 kilomètres qui prend sa source dans le Massif Central et se jette dans le Dordogne à Limeuil . Comme nous, les premiers hommes de cette région ont vu la Vézère. Mais contrairement à aujourd'hui, elle coulait dans plusieurs lits.
La présence de ce cours d'eau a d'ailleurs attiré les premiers hommes ici. C'était un des premiers lieux de passage importants dans la région.
Après avoir marché sur ces chemins de la préhistoire et bien observé les paysages, on comprend mieux pourquoi il y a eu en Dordogne autant de découvertes préhistoriques. Ecoutons Gilles Muhlach , chargé de mission tourisme au Pôle International de la Préhistoire
" C'est un lieu extraordinaire de climat, de micro climat, et d'orientation d'abri sous roches dans des falaises calcaires qui permettaient la formation d'abri sous roches, qui étaient des refuges et des lieux de vie extraordinaires. Et puis, les traces ont été conservées en vallée de la Vézère. Les abris sous roches finissant légitimement par s'effondrer. En s'effondrant, ils protègent tout ce qu'il y a en dessous. Donc on a pu, des millénaires après, retrouver les traces. Donc on a la conjonction à la fois d'un lieu de passage, d'un lieu de vie et de traces qui ont été conservées. Ce qui en fait effectivement sur une période de la préhistoire de moins 35 000 à moins 10 000 ans le centre du monde la préhistoire sur cette période. "
Après plus d'un siècle de fouilles en Dordogne, on en sait aujourd'hui beaucoup sur nos premiers ancêtres. On connaît même parfois des détails surprenants.
Par exemple, à votre avis, comment a-t-on évalué le climat préhistorique ?
C'est sûr qu'il n'y avait pas de relevés météo...
Non. Mais les fossiles de pollen on permis de connaître la proportion entre les arbres et les herbes et d'en déduire le type de climat dans lequel ils poussaient.
C'est comme ça aussi qu'on sait que certaines espèces végétales d'aujourd'hui existaient déjà à l'époque. Un exemple ? Le prunier sauvage.
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