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Castel Merle

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Castel Merle

Ces gisements ont été découverts et fouillés au début du 20ème siècle...

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Nous sommes sur le site préhistorique de Castel Merle
Il y a ici 11 abris formés à l'époque quaternaire, c'est-à-dire il y a deux à trois millions d'années, par l'érosion des plateaux calcaires. Ces abris ont servi plus tard de refuge à l'homme de Cro magnon qui avaient le sens du confort puisqu'ils avaient choisi les abris les mieux exposés au soleil.
Ces gisements ont été découverts et fouillés au début du 20 ème siècle. C'est notamment l'histoire d'un agriculteur qui s'est découvert une passion pour la préhistoire. Marcel Castanet a même mis au point une méthode en tamisant " à l'eau ". On le fait aujourd'hui sur les chantiers archéologiques.
Cet agriculteur va ainsi découvrir que les hommes de Cro Magnon avaient un goût très développé pour l'esthétisme et en particulier pour la parure.
C'est dans l'abri de la Souquette que de nombreuses pièces de parures préhistoriques ont été trouvées. Ces perles en os ou en ivoire de mammouth composaient de réels colliers. Isabelle Castanet est l'arrière petite fille de Marcel, l'agriculteur - archélogue . Elle aussi s'est passionnée pour ces objets.
" Ce qui est très très intéressant c'est qu'on a tous les stades de fabrication : on comprend comment à partir de la matière première d'un bloc d'ivoire de mammouth ils ont réussi à faire une pendeloque, une perle en objet à la fin. On voit des gens qui recherchent ce qui est beau. Donc on trouve de l'ivoire de mammouth mais aussi des coquillages qui viennent de la Manche, de la méditerranée, de l'Atlantique... Donc véritablement un choix de matière première les plus belles possible quitte à parcourir une certaine distance pour les ramener. En plus on a retrouvé des fosses qu'on appellerait aujourd'hui des poubelles, et pour les archéologues, c'est magnifique avec tous les déchets de fabrication, on voit exactement que quand ça ne leur plaisait pas, ils jetaient, ils recommençaient. "
On a donc trouvé ici les plus anciens bijoux d'Europe. Aujourd'hui, ils sont exposés au musée de Sergeac . N'hésitez pas à le visiter.
Dans ce musée, on apprend aussi comment se déroule un chantier de fouille. Les recherches se poursuivent d'ailleurs à Castel Merle.
Chaque été, des scientifiques français mais aussi américains, canadiens, tchèques se retrouvent ici. Avec Isabelle Castanet , ils utilisent des techniques très modernes : " On gratte encore à l'ancienne et ensuite, par contre, au niveau des relevés, on a un laser qui balaie et qui nous permet d'avoir une restitution de tout le matériel qu'on a gratté auparavant parfaitement bien relevé au millimètre prés. Pour relever des sédiments où il y a des pollens, il faut que chaque spécialiste intervienne dans son domaine très précisément. Forcément, quand on tombe sur de l'ivoire, sur des bijoux, sur une magnifique silex ou sur un bois, une plaquette gravée, un bloc peint, c'est fantastique ! "
Et parfois les découvertes sont étonnantes : on voit par exemple au musée de Sergeac un calendrier lunaire d'environ 30 000 ans ! Il aurait servi à annoter les phases de la lune.
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