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Le jardin anglais

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Le jardin anglais

Au 19e siècle, on déplace les sépultures à l'extérieur du centre ville, et l'espace vacant est alors arboré et se transforme en... jardin anglais !

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Nous sommes sur la poterne Cardinal face au jardin anglais
Chant interprété par des religieuses
Regardez le monument à gauche du jardin...
Ce couvent a abrité pendant bien longtemps les prières des Dominicaines.
On les appelait aussi Catherinettes en référence à Catherine de Sienne, dominicaine du 14e siècle.
Ce couvent fondé au 17e siècle montre aujourd'hui une architecture très représentative de l'époque de Louis 14.
Après sa fermeture à la Révolution française, il devient l'hôpital de la ville pendant un siècle et demi.
Aujourd'hui, l'ancien couvent abrite la médiathèque de Dinan, une école de musique et un centre de colloques et d'expositions.
Observons maintenant le jardin anglais
Le God save the Quenn version décalée
Le chevet de l'église Saint-Sauveur a longtemps abrité le cimetière de la paroisse. Mais au 19e siècle, on déplace les sépultures à l'extérieur du centre ville, et l'espace vacant est alors arboré et se transforme en... jardin anglais !
Mais anglais ?
Par sa disposition à l'anglo-saxonne : irrégularité des volumes, abondance des végétaux... Mais aussi parce qu'à son inauguration, ce parc a rendu hommage aux 300 Britanniques résidant alors à Dinan.
Tournez-vous et admirez en contrebas la vallée de la Rance. Elle offre un splendide panorama sur le port.
Corne de brume mêlée à des cris de mouettes
Le port, traversé par la rivière de la Rance, est à l'origine de la ville de Dinan.
Autour de l'an 1000, les premiers habitants s'installent à ce carrefour routier et maritime. Les seigneurs de Dinan s'établissent sur le rocher qui surplombe la bourgade et construisent une motte féodale, un donjon en bois entouré d'une palissade.
Ils incitent les habitants à se mettre à l'abri sur ce rocher en cas d'invasion par la Rance. Les esprits se souviennent encore des incursions viking...
L'essor commercial de la bourgade ne se fait pas attendre. De grands marchés s'organisent et une bourgeoisie marchande se développe. Au fil des siècles, le site se transforme en ville.
Dès le Moyen Age, pour quitter les terres de Normandie et entrer dans le duché de Bretagne, il faut traverser la Rance en empruntant le premier pont de Dinan !
La corne de brume et les cris des mouettes repartent de plus belle...
Jusqu'à la première moitié du 19e siècle, le pont facilite la circulation routière et le port permet des échanges maritimes avec Saint Malo.
? cette époque, pour arriver dans le coeur de la ville, il faut descendre la côte de Lanvallay, traverser le petit pont, remonter, passer une porte, et remonter encore ! Est-ce pour cela que Victor Hugo a écrit ?...
Plume qui gratte le papier
Victor Hugo : Dinan est une bien vieille ville agglutinée et maçonnée en surplomb sur un précipice comme un nid d'hirondelle.
La corne de brume et les cris des mouettes repartent de plus belle...
Au 19e siècle, l'ouverture du canal d'Ille et Rance permet de rejoindre Rennes. Et en 1952, le viaduc que vous voyez devant vous facilite l'accès à la ville.
Le port perd peu à peu sa fonction de commerce. Il devient un lieu de loisirs, de plaisance et accueille des créateurs comme le peintre Yvonne Jean-Haffen à La Maison d'Artiste de La Grande Vigne.
Un conseil, poussez la balade jusqu'au port pour flâner sur les bords de la Rance. Vous ne résisterez pas au charme d'une telle atmosphère !
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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