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La place Saint-Sauveur

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La place Saint-Sauveur

Autrefois, l'ombre de la basilique Saint-Sauveur protégeait la cohue aux bouchers.

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Nous sommes sur la place Saint Sauveur, au centre.
Une vache beugle et un cochon grogne
La place se situe à proximité des deux grands axes commerciaux de la ville médiévale. Autrefois, l'ombre de la basilique Saint-Sauveur protégeait la cohue aux bouchers.
Au fait, savez-vous à quel siècle la consommation de la viande est la plus importante ?... Non ?...
Eh bien, c'est au Moyen Age et au 19e siècle !
Cheval qui hennit
Mais Remontons le temps jusqu'au Moyen Age. La halle aux bouchers en bois recouvre alors le parking actuel.
Pour faire face à la demande, les élevages se développent dans les campagnes et l'abattage des bêtes a lieu au pied du rempart, rue Haute Voie.
Et qu'est-ce que l'on trouve sur les étals de ces fameux bouchers ?
Du boeuf. C'est l'animal le plus consommé bien qu'il s'agisse d'une bête de labour.
De l'agneau qui est une viande mangée au printemps.
Le veau, lui, est tué en été et le cochon au début de l'hiver.
Quant au cheval, on n'y touche pas car l'église interdit de manger sa viande !
Malgré les idées reçues, la vente de la viande est très contrôlée au Moyen Age. En fonction des saisons, des règlements urbains fixent des délais de conservation pour que ces pièces soient bien propres à la consommation !
Chant grégorien
Tournez-vous maintenant vers la basilique Saint Sauveur !
Sa longue histoire s'étale sous nos yeux comme un livre de pierre...
Elle commence par une légende : Rivallon le Roux, seigneur de Dinan, fait voeu de construire une église s'il revient sain et sauf de croisade.
? la fin du Moyen Age, comme la cité prend de l'ampleur, des travaux d'agrandissement sont nécessaires et entrepris dans le style gotique. Faute d'argent, le côté droit de l'édifice reste roman.
Au milieu du 16e siècle, le clocher s'effondre. Il est reconstruit au 17e.
Puis l'église devient un Temple de l'être suprême et une grange à foin pendant la Révolution, mais elle retrouve ensuite sa fonction religieuse.
Enfin, au 19e siècle, Prosper Mérimée demande en personne son classement aux Monuments historiques.
Le chant grégorien reprend de plus belle...
Rapprochez-vous à présent du porche roman de la basilique...
Même si temps a oeuvré sur le portail d'entrée richement sculpté, certains décors demeurent encore indentifiables.
Est-ce que vous voyez le lion et le boeuf ailé qui encadrent la porte ?... Ils tiennent un livre dans leurs pattes !
Le lion et le boeuf ailé représentent respectivement deux évangélistes : Marc et Luc.
Quelques chapiteaux des colonnes sont aussi lisibles
On prétend que ceux situés à droite de la porte d'entrée représentent le mal. Et ceux de gauche, le bien !
Est ce que vous voyez la cinquième colonne en partant de la droite de la porte d'entrée ?...
Son chapiteau représente un homme avec une corde passée au tour du cou. Il retient un sac qui pèse sur sa nuque et l'attire vers le bas. Il ne peut pas se soulager de ce poids car il a les bras retenus par deux monstres griffus. Et si le sac du personnage était rempli d'or ?...
Dans ce cas, cette sculpture donne à réfléchir sur l'avarice !
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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