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L'intérieur de l'église Saint-Sauveur

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L'intérieur de l'église Saint-Sauveur

Au 17e siècle, le mouvement de la réforme catholique en réaction au protestantisme profite à ces chapelles qui se voient offrir de somptueux retables.

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Nous sommes dans la nef de l'église Saint Sauveur, devant la chaire...
Chant sacré
Dans la nef, le lieu de prière des fidèles, deux styles d'architecture nous entourent.
Regardez à droite
Le mur est arrêté par des arcs en plein cintre, c'est-à-dire en demi-cercle. Forme typique de l'art roman.
Regardez à présent à gauche
Les arcs que vous voyez sont dit brisé, c'est-à-dire formés de deux segments d'arc qui s'appuient l'un sur l'autre. Ils témoignent du style gothique. Ce bas-côté est complété de chapelles latérales tout comme le déambulatoire.
Au 17e siècle, le mouvement de la réforme catholique en réaction au protestantisme profite à ces chapelles qui se voient offrir de somptueux retables. Ce sont des corporations de métiers et des congrégations religieuses de Dinan qui les financent. Les retables racontent l'histoire de leurs saints patrons comme, par exemple, Saint-Eloi pour les forgerons.
Observez le retable à gauche de la nef gauche. Vous voyez cette femme à qui l'on va couper la tête ?
C'est Sainte Barbe ! La patronne des artificiers, des tisserands, des architectes, des géologues et des pompiers. Rien que ça !
Le tableau central en bois raconte son martyr
Musique conte
Voix féminine : Lorsque le père de Sainte Barbe apprit les aspirations chrétiennes de sa fille Barbe, il entra dans une terrible colère. Pour la protéger d'une conversion, il l'enferma dans une tour à deux fenêtres. Barbe parvint quand même à se convertir et à creuser une troisième fenêtre, symbole de la Trinité. Furieux, son père mit le feu à la tour, mais Barbe réussit à s'enfuir. Elle trouva refuge dans la fissure d'un rocher où une araignée la cacha de sa toile. Dénoncée, Barbe fut décapitée par son père. Aussitôt, la foudre s'abattit sur lui et il mourut sur-le-champ !
Passez devant le retable et avancez à gauche dans le transept orné d'une pierre tombale avec des inscriptions dorées. Placez-vous devant...
Sur cette pierre tombale, on peut lire : " Ci-gît le coeur de messire Bertrand du Guesclin, en son vivant connétable de France qui trépassa le 13e jour de juillet l'an 1380 dont son corps repose avec ceux des rois à Saint Denis en France ".
Musique lullaby BO reine Margot
Laissons la parole à son épouse, la belle et érudite Thiphaine Raguenel :
Mon époux Bertrand Du Guesclin est né dans les Côtes d'Armor dans les années 1320. Il s'illustra pendant la guerre de succession de Bretagne. En 1357 à Dinan, il battit en duel Thomas de Cantorbéry qui retenait prisonnier son frère Olivier du Guesclin. Bertrand le terrassa, et c'est à cette occasion qu'il me rencontra. Grâce à mes connaissances en astrologie, j'ai tenté alors de le guider tout le long de sa vie. Mon mari trapu fit preuve d'un tempérament intrépide. Fidèle à sa devise qui dit " le courage donne ce que la beauté refuse ", son extraordinaire bravoure l'entraîna loin pour combattre en Espagne. Et c'est ainsi qu'il devint Connétable de France, c'est-à-dire le chef des armées royales.
Quelques années après le décès de Tiphaine, Du Guesclin meurt pendant le siège de Châteauneuf-de-Randon. Il est enterré dans 4 lieux différents.
Ses entrailles sont au Puy, ses chairs à Montferrand, ses os à la basilique Saint-Denis et son coeur repose à Dinan.
Deux armoiries sont également sculptées sur cette pierre. Vous les voyez ?...
Elles représentent un aigle à deux têtes. En haut, il symbolise la lignée directe des Du Guesclin.
En bas, celle de la branche cadette de la famille marquée par une rayure rouge.
Bruitage coeur qui bat
Une légende raconte que le coeur de Tiphaine aurait été enterré auprès de celui de Bertrand pour les rassembler à jamais.
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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