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Sainte Anne

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Sainte Anne

Jean de Berbisey était l'un des présidents du Parlement de Bourgogne.

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Nous sommes face à l'église Sainte Anne dans le jardin Jean de Berbisey
Jean de Berbisey était l'un des présidents du Parlement de Bourgogne. Regardez, sur la grille qui sépare le jardin de la rue, on aperçoit un médaillon à son effigie. < De l'autre côté, vous l'avez peut-être vu en entrant, on trouve aussi, un deuxième médaillon avec un sympathique animal buvant dans un cours d'eau, une brebis : Berbis . Plus qu'un clin d'oeil au nom de Berbisey , c'est une référence aux actions bénéfiques de cet homme...
... sans craindre le loup, la frêle brebis se désaltère !
De l'autre côté de la rue se dresse l'ancien couvent des Bernardines.
La grande coupole en cuivre qui s'impose à notre regard, rénovée tout récemment, a été vert de grisée prématurément
Pour éviter un aspect trop clinquant !
C'est celle de l'église Sainte-Anne, conçue dans un style classique sur le modèle de l'église du Val de Grâce, à Paris.
Ici, comme dans tous les couvents bénédictins, les soeurs vivaient humblement, et se consacraient entièrement au seigneur...
Chers parents,
Un mois déjà que je suis arrivée au couvent. Malgré le silence, qui s'impose à nous toutes, le temps passe à une vitesse folle... Un tiers de notre journée est consacré à la prière, un autre à la lecture d'ouvrages religieux. Nous occupons les heures qu'il nous reste à nos travaux de couture et de jardinage. C'est ainsi : pour être pleinement nonne, il faut travailler de ses mains. Mais mes chers parents, je dois déjà vous quitter car la cloche retentit et je dois quitter ma cellule pour retourner à la chapelle.
Votre fille bien-aimée, soeur Gisèle.
Cette quiétude, cependant, ne dure pas indéfiniment. A la révolution, les soeurs sont chassées. L'église Sainte-Anne sert alors de dépôt pour les objets religieux provenant d'autres lieux de culte fermés. Aujourd'hui, elle abrite le musée d'art sacré. On y trouve des sculptures et tableaux religieux, ainsi qu'une collection d'objets de culte.
Sur la droite, le cloître est devenu en 1982 le musée de la vie bourguignonne. On y découvre une grande variété de costumes traditionnels et d'objets du quotidien, ainsi qu'une salle consacrée aux grands hommes de la région.
Le plus surprenant, c'est peut-être, à l'étage, la reconstitution d'une rue commerçante dijonnaise du milieu du 20 ème siècle.
Voici une petite visite imaginaire en compagnie du guide conférencier Robert Furter :
" - C'est là un peu le début d'un mirage. On lorgne sur la marchande de jouets, avant d'aller écouter le tic-tac de l'horloger qui est en train de réparer avec ses énormes bésicles la plus petite des montres que vous puissiez avoir dans votre gousset. Et puis, après, évidemment, tout à fait spectaculaire, Mme Noiraud, sur son siège avec son magnifique gilet noir, qui vous tend un petit carton comme on vous tend aujourd'hui votre carte de crédit et puis qui vous laisse choisir la viande, mais en sachant très bien que c'est son mari qui l'a déjà choisie pour vous.
- C'est du charolais, bien sûr...
- Evidemment. Ça coule de source. Alors, puisqu'on parle de source, il faut aller boire un petit verre de kir, quelque part par là. Et puis ensuite, il ne faut pas oublier que vous êtes avec votre petit-fils ou votre petite-fille, qui lorgne sur les bocaux du père Fagard , qui évidemment, discrètement ou distraitement, dirons-nous, va allonger la main sous les couvercles. Et bien sûr, vous, vous n'y voyez rien, le père Fagard non plus, mais tout le monde a compris qu'il fallait aller un petit peu plus loin, c'est-à-dire satisfaire l'envie et de la grand-mère avec ses biscuits favoris, et du petit-fils ou de la petite-fille avec les bonbons. "
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