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Jardin Darcy

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Jardin Darcy

Henry Darcy est un homme illustre de Dijon.

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Nous sommes à l'entrée du jardin Darcy, face à la statue de l'ours.
Cet ours, avec son manteau blanc, est l'une des oeuvres les plus célèbres de François Pompon. Ce sculpteur animalier, que l'on voit ici représenté en médaillon sur le socle, a travaillé pour de nombreux grands artistes de son époque, notamment Auguste Rodin. L'ours blanc, devant nous, est la réplique en pierre de l'original exposé aujourd'hui au musée d'Orsay. Ce qui n'a pas empêché cette brave bête de devenir, avec le temps, la mascotte du jardin Darcy.
Premier parc public de l'histoire de Dijon, ce jardin offre un paisible espace de promenade, et un refuge pour les amoureux.
Il recouvre en fait une réalisation des plus audacieuses : un immense réservoir d'eau d'environ 6000 m 3 s'étend sous nos pieds, aménagé au milieu du 19 ème siècle.
(Reconstitution, dans le style des actualités Pathé)
1840. Après Rome, mais avant Paris et les autres capitales européennes, Dijon bénéficie désormais de l'eau potable. Il suffit à ses habitants d'ouvrir leur robinet pour voir jaillir jusque chez eux le précieux liquide, synonyme d'hygiène et de progrès. L'eau est acheminée depuis le Val Suzon, jusqu'à Dijon. Elle emprunte alors quelques 28 kilomètres de canalisations pour alimenter les principaux immeubles, les hôpitaux, de même qu'une chaîne de 42 fontaines publiques. A Dijon, le progrès coule à flots !
Acheminée par un aqueduc souterrain long de 12 kilomètres, l'eau parvient jusqu'au réservoir situé sous nos pieds et relié à un deuxième réservoir, de l'autre côté de la ville. Elle circule alors grâce à un système de siphon.
Ce dispositif d'approvisionnement est l'oeuvre de l'ingénieur Henry Darcy, qui devient rapidement très populaire.
Regardez droit devant vous, au-delà de la cascade. Son buste en bronze apparaît sur la façade de la rotonde.
Le nom d'Henry Darcy, vous l'avez remarqué, est donné au jardin dans lequel nous nous trouvons, mais aussi à la place située dans notre dos.
La création du réservoir et l'aménagement du jardin va de pair avec un complet remodelage du quartier. De hauts immeubles bourgeois de style haussmannien sortent peu à peu de terre.
Des cafés voient aussi le jour, avec leurs vitraux, leurs dorures, leurs marbres et leurs savants jeux de miroirs. Comme l'écrit un journaliste local, à la fin du 19 ème siècle.
" Un café devient une espèce de musée industriel, une exposition permanente des arts décoratifs. "
Dans ce quartier proche de la gare, les hôtels ne sont pas en reste. Par exemple, à notre droite, caché par les arbres, l'un des premiers palaces de la ville.
" Vous savez, j'en ai vu passer du beau monde sous ces lustres de cristal... Tout est d'ailleurs consigné dans ce livre d'or. Tenez, au hasard, Barbara... Oui, la chanteuse . Elle parle, vous voyez, d'une " halte douce et chaleureuse " Et là Guy Bedos, pas vraiment d'humeur à rire : " Bel accueil, bel hôtel, bonne nuit "... Ah, si seulement vous me laissiez quelques minutes, je vous montrerais aussi les signatures de Jean Marais, de Louis de Funès, de Charles Aznavour, sans oublier celle du roi des Belges, Albert 1 er ! "
Tournez maintenant le dos à la statue de l'ours.
Devant nous, au bout de la place Darcy se dresse un arc de triomphe érigé au 18 ème siècle et qui jusqu'à la fin du 19 ème est bordé de part et d'autre de remparts médiévaux. Il garde le nom de la porte médiévale qu'il a remplacée, l'une des portes principales de la ville, qui donnait sur les routes de Paris, par Troyes ou bien Sens. C'est la porte Guillaume en hommage à Guillaume de Volpiano , le réformateur de l'abbaye de Saint Bénigne, dont nous parlerons ultérieurement.
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