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Hôtel de Vogüé

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Hôtel de Vogüé

La splendide demeure a été édifiée au 17ème siècle.

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La splendide demeure, devant nous, a été édifiée au 17 ème siècle, pour Etienne Bouhier , conseiller au Parlement de Bourgogne. Elle est ensuite passée à la famille de Vogüé . Elle abrite aujourd'hui des services de la mairie.
Faisons quelques pas en arrière. Là. Ça y est ? Vous apercevez le toit ? Les toits polychromes sont une spécificité bourguignonne importée... de Flandres.
C'est vrai. Marguerite de Flandres, épouse du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, les a introduits dans la région.
Et figurez-vous que ce type de toits a quasiment disparu des Flandres et qu'on ne peut plus guère en rencontrer qu'ici, dans notre région.
Admirez aussi le portail, dans l'esprit d'Hugues Sambin, que nous avons déjà rencontré à la maison Maillard. On retrouve ici, sculptés, les fameux choux bourguignons et les têtes féminines drapées.
Si la porte est ouverte, n'hésitez pas à entrer dans la cour. Une fois à l'intérieur, retournez-vous. Levez les yeux... et découvrez l'envers du portail .
Cette cour : un vrai décor de cinéma !
C'est ici d'ailleurs qu'a été tournée, en 1990, une scène du film de Jean-Paul Rappeneau , Cyrano de Bergerac, avec en rôle titre Gérard Depardieu.
On avait même installé une fontaine au milieu de la cour, pour les besoins du film...
Une autre scène de Cyrano a été tournée, devant la maison Millière , la maison à pans de bois qui fait l'angle de la rue de la chouette près de l'église Notre Dame.
Si vous l'observez bien. ..Son toit... Vous verrez que la chouette vous réserve encore des surprises.
Voilà qu'elle est accompagnée par un chat !
Ce couple singulier est né au début du 20 ème siècle de l'imagination d'un ancien propriétaire de la maison Millière . La Maison date du Moyen-Âge.
Construite au 15 ème siècle. Sa façade de bois et de briques émaillées a été plusieurs fois remaniée.
Un commerçant " Allez, allez mesdames, tâtez donc mon drap. Du tissu comme celui-là, vous ne risquez pas d'en trouver ailleurs ! "
Longtemps, cette maison est habitée par des commerçants, les Millière . Ils vivent à l'étage, tandis que le rez-de-chaussée fait office de magasin. Mais attention, le client n'y entre pas, comme nous l'explique Jean-François Lieutet , actuel propriétaire des lieux :
" La vente se passait sur le devant de la maison. Les gens étaient dans la rue et le commerçant, quand il commençait son commerce, ouvrait ses volets. Il rabaissait la partie basse, il relevait la partie haute, qui devait être sûrement protégée des intempéries, il mettait sa marchandise sur son volet et la vente se passait ainsi. D'où l'expression " trié sur le volet ". On triait les marchandises sur les volets. "
Face à la maison Millière , le choeur de l'église Notre-Dame, et plus à gauche, un bâtiment qui jadis abritait la sacristie.
Finissons notre tour d'horizon avec derrière nous, enfin, encore un bel exemple de maison à pans de bois. Vous pouvez retrouver ce type d'architecture rue Verrerie, la première à gauche en continuant rue de la chouette .
- Contrairement à ce qu'on pourrait penser, il n'existe pas pour les maisons à pans de bois de style typiquement bourguignon. On retrouve, entre autres, des influences normandes, bretonnes et alsaciennes... De même, vous vous en rendrez compte rue Verrerie, au coeur du quartier des antiquaires, aucune n'est identique à sa voisine. Et c'est bien là ce qui fait leur charme.
- Bon, mais quand, et surtout comment, ces maisons sont-elles construites ?
- L'âge d'or se situe aux 15 ème et 16 ème siècle. On utilise alors le bois, facile à acheminer depuis les forêts alentours. Les poutres horizontales servent à soutenir la maison, à chaque étage. On les appelle sablières.
- Ce ne sont pas des pans de bois ?
- Non, les pans de bois sont les poteaux visibles sur les façades, des façades que l'on va ensuite combler avec un enduit...
- Oui, je me rappelle de mes leçons d'école : c'est le torchis. Mais dites, elles étaient petites ces maisons....
- Pas du tout. Elles sont généralement profondes. En fait, pour économiser le prix du terrain, seule la partie qui donne sur la rue est étroite. C'est ce qu'on appelle le pignon... D'où l'expression " avoir pignon sur rue ".
- Et il y a les étages supérieurs qui s'avancent sur la rue...
- Oui, toujours pour gagner de l'espace. C'est l'encorbellement. Vous remarquerez que, rue Verrerie, cette avancée est assez limitée. La rue est large pour l'époque médiévale. C'est, vous l'aurez compris, une mesure destinée à limiter les risques d'incendies. Il faut dire qu'au 12 ème siècle, un immense sinistre avait failli rayer Dijon de la carte. C'est d'ailleurs cette crainte du feu qui, peu à peu, a entraîné la disparition des maisons à pans de bois, remplacées par des constructions en pierre ou recouvertes de crépi
Le théâtre voit le jour au début du 19 ème siècle, à l'emplacement de l'ancienne chapelle ducale, appelée aussi Sainte-Chapelle, car elle abritait une hostie miraculeuse reçue du pape Eugène 4. Cette chapelle était aussi le siège de l'ordre de la Toison d'or. Un ordre fondé au 15ème siècle par le duc de bourgogne Philippe le bon, dans le plus pur esprit médiéval. Il réunit exclusivement des hommes qui s'engagent à se comporter en loyaux vassaux. En échange, ils obtiennent donc le titre de chevaliers qui leur confère prestige et autorité.
L'entrée principale du Théâtre donne sur la place Rameau, nommée ainsi en hommage au grand compositeur, né tout près de là, à la fin du 17 ème siècle. Il est l'auteur de " Castor et Pollux " et des " Indes galantes ". Ses théories sur l'harmonie font également autorité.
Lorsque vous serez devant le théâtre, dos à l'entrée, vous apercevrez sur votre gauche, au bout de la rue, l'Eglise Saint-Michel, qui allie une structure gothique à une façade inspirée par la Renaissance italienne.
De même, sur la place Rameau, toujours à votre gauche, se dresse l'église Saint-Etienne. Construite au 11 ème siècle, elle devient cathédrale au 18 ème lorsque voit le jour l'évêché de Dijon.
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