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Tulle

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Nous sommes dans le quartier de l'enclos, qui doit son nom aux remparts qui l'entourent.

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Nous sommes à Tulle.
Positionnez-vous face au porche de la cathédrale.
Nous sommes dans le quartier de l'enclos, qui doit son nom aux remparts qui longtemps l'entourent. Au delà, on trouve cinq faubourgs qui forment la ville médiévale.
A l'époque, on les appelle les Barris. Cela veut dire ?quartiers?. Chacun a sa fonction : l'artisanat, le commerce, le logement.
A gauche, reconnaissable à ses tourettes d'angle, la maison de Loyac, également appelée maison de l'abbé. Ne manquez pas d'admirer sa magnifique façade, mélange de gothique flamboyant et de style Renaissance.
Devant nous, la cathédrale Saint-Martin.
C'est une ancienne abbaye du 12ème siècle, qui devient cathédrale au début du 14ème siècle.
Le premier étage du clocher, tout comme le porche, sont bâtis dans le style roman, tandis que la voûte de la nef est gothique.
Si vous entrez dans la cathédrale, prenez le temps d'observer, la grande verrière au fond. Réalisée par le maître-verrier strasbourgeois Jean-Jacques Gruber, elle retrace les événements marquants de la ville. A son centre, en hauteur, on aperçoit Saint-Jean-Baptiste, qui veille sur la Lunade.
Une procession d'un type particulier qui se déroule... au clair de lune.
(Reconstitution dialogue historiens chroniqueurs)
-Nous sommes au milieu du 14ème siècle. La peste décime la population. C'est alors qu'un moine a une révélation. Pour arrêter l'épidémie, il faut porter la statue de Saint-Jean Baptiste à travers la ville. Après cette procession, qui se déroule au clair de lune, la peste disparait. En souvenir de ce miracle, les Tullois, munis de cierges et de flambeaux, prennent part, tous les 23 juin, à la Lunade.
Massés derrière la statue de Saint Jean-Baptiste, ils s'en vont sur la rive gauche, puis au terme de nombreuses stations reviennent à la cathédrale pour une messe.
-La Lunade permet aussi de combattre la peste brune...
-Disons en tout cas que la tradition a été respectée, même pendant la seconde guerre mondiale. En 1944, la procession s'est déroulée clandestinement.
-Ils avaient caché la statue dans une remorque, tirée par un vélo.
A la Révolution, la cathédrale subit d'importantes dégradations, à tel point que le dôme finit par s'écrouler.
Il faut dire qu'on est allé jusqu'à enlever la structure de fer qui le consolidait, et ce, pour en faire des armes.
C'est vrai qu'ici, la fabrication des armes, on connaît.
En tout cas, l'histoire économique de Tulle est étroitement liée à celle de sa manufacture d'armes. Créée à la fin du 17ème siècle, elle fait aujourd'hui partie du groupe GIAT industries.
En 1944, cette manufacture est le théâtre d'un événement dramatique de l'histoire, celui des pendus de Tulle.
(Style Alain Decaux)
En représailles aux assauts des résistants, les Nazis de la division Das Reich - qui vont bientôt réduire à néant le village d'Oradour-sur-Glane, près de Limoges - effectuent une rafle.
600 hommes de moins de 16 ans sont emmenés à l'intérieur de l'usine. Le bruit court que 120 seront tués.
L'intervention de l'abbé permet de sauver une vingtaine de vies, mais 99 hommes mourront pendus. De nombreux autres seront déportés en Allemagne. Beaucoup n'en reviendront pas.
Pour en savoir plus, visitez le musée de la résistance, situé derrière la cathédrale
Regardez maintenant légèrement sur la droite. Vous voyez le cloître. Il possède de magnifiques arcades gothiques ainsi qu'une salle capitulaire du début du 14ème siècle surnommée ?la petite merveille de Tulle?. Une partie de l'édifice abrite un musée. Du voile de mariée au linge liturgique, on y apprend beaucoup sur la dentelle et le fameux point de Tulle, très en vogue à la cour du roi au 17ème siècle.
Au fait, il y a une autre spécialité locale dont vous n'avez pas parlé...
Son usine.
Vous avez une idée de ce que l'on fabrique ici ? Allez, un indice : c'est un instrument qui dans la première partie du 19ème siècle, rencontre beaucoup de succès auprès des dames, dans les salons aristocratiques.
(Extrait accordéon)
L'accordéon ! Ecoutons René Lachaise, qui dirige les établissements Maugein, seul producteur français d'accordéon.
On sait que l'accordéon a une image populaire. Il est né aristo, puisque c'est dans les cours impériales et royales d'Europe que les dame, pratiquement les dames exclusivement, utilisent cet instrument, plus comme instrument d'accompagnement que comme un instrument tonitruant pour ameuter les populations. Bon, ça, ça dure jusqu'à la guerre de 1870.
Plus tard, l'accordéon, se démocratise, devient l'instrument des classes populaires. On en fabrique surtout en Prusse, en Italie et ...en Corrèze, d'abord à Brive, puis à Tulle
L'âge d'or de l'accordéon, se terminera dans les années 60. Ce n'est que depuis une vingtaine d'années que le " piano à Bretelle " retrouve les faveurs des musiciens et du public.
Pourquoi ? Sébastien Farge qui a remporté le trophée mondial de l'accordéon en 1993 a sa petite idée.
Je pense que l'accordéon est un instrument très vaste, très large. On peut avoir plusieurs couleurs à sa palette.
C'est vraiment quelque chose de fabuleux parce qu'on peut passer d'une sonate à une pièce de Bach, sur de la musique actuelle ou sur du blues ou du reggae, ou par une belle petite valse musette.
Alors laissons ce musicien corrézien conclure avec son interprétation mi- jazz, mi traditionnelle des célèbres Bruyères corréziennes, de Jean Ségurel.
Musique : les Bruyères corréziennes
A 6 km au nord de Tulle, à Naves, les amoureux de ruines gallo romaines pourront découvrir le Site de Tintignac.
Et puis, pourquoi pas une pause fraîcheur avec le centre aquarécréatif de Tulle pour 365 jours de bonheur aquatique ?
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