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Bort les-orgues

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Bort les-orgues

L'hydroélectrique joue un rôle indispensable de complément, avec plusieurs atouts.

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Nous sommes à Bort les orgues.
Positionnez-vous sur le barrage, le dos tourné au lac.
Ici, nous sommes à la frontière de deux régions.
Si nous nous trouvons encore en Limousin, là-bas, sur la rive opposée, c'est déjà l'Auvergne.
Ce barrage, le premier de cinq grands ouvrages sur la Dordogne, est construit entre 1942 et 1951.
(Reconstitution dans le style des actualités Gaumont)
Toute la population de Bort attendait avec impatience ce jour historique, celui de la mise en eau du barrage. Cet ouvrage haut de 119 mètres est le fruit d'un travail titanesque. 700 000 mètres cubes de béton ont été nécessaires à la réalisation de ce chantier, qui par moment, a mobilisé jusqu'à 1500 personnes. Aujourd'hui, pour la première fois, ses turbines entreront en action. Ce barrage constituera désormais une pièce essentielle dans le réseau d'alimentation électrique et apportera une indispensable contribution au progrès de notre économie nationale.
Depuis l'essor des centrales atomiques, à partir des années 70, l'hydroélectrique joue un rôle indispensable de complément, avec plusieurs atouts. Il s'agit d'une énergie renouvelable, non polluante, et surtout, on peut produire de très grandes quantités d'électricité en très peu de temps.
Vous voyez l'usine, tout en bas ? Elle permet d'alimenter l'équivalent d'une ville de 100 000 habitants.
Des visites permettent de découvrir de plus près les installations et de comprendre leur fonctionnement. Renseignez-vous auprès de l'office du tourisme.
Cet ouvrage a contribué à dompter la Dordogne.
Jadis, la ville de Bort, située en aval, devant vous, vivait dans l'angoisse chaque fois que s'abattaient des pluies diluviennes.
Voilà ce que dit l'écrivain Marmontel, un siècle avant la construction du barrage :
(Citation)
Bort est menacé d'être submergé par les torrents que forment les orages, ou écrasé par une chaîne de rochers volcaniques, les uns plantés comme des tours sur la hauteur qui domine la ville et les autres pendants ou à demi-déracinés.
Les rochers dont il est question et qui se trouvent devant vous, sur la rive droite, cachées par la montagne, ne sont autres que les orgues qui donnent à la ville une partie de son nom.
N'hésitez pas à y faire un tour, vous comprendrez... Rien qu'à les regarder, on croit entendre de la musique d'église.
Traversez maintenant la route, de manière à vous appuyer à la rambarde, face au lac.
Devant nous, la plus grande retenue artificielle de France, après celle de Serre-Ponçon, dans les Alpes. Elle s'étire sur une vingtaine de kilomètres.
Au moment de la mise en eau, un village, Port-Dieu, a été rayé de la carte. Ses maisons ont été minées, puis englouties.
Heureusement, ils ont épargné, in extremis, le Château de Val !
Un site magnifique, à quelques kilomètres d'ici, au loin, sur votre droite.
Construit au 15ème siècle, le Château de Val est situé dans le Cantal, mais il est dépend de la ville de Bort. Depuis la mise en eau du barrage, il est n'est plus relié à la rive que par une mince bande de terre. C'est donc sur un fond magique que détachent ses six tours surmontés de toits à poivrières.
Un vrai décor de cinéma !
D'ailleurs, dans l'un de ses films, Le Capitan, Jean Marais escalade les parois du château.
A voir à l'intérieur, une chapelle gothique, dédiée à Saint-Blaise.
On peut aussi y découvrir régulièrement des expositions d'art contemporain.
Si vous vous rendez sur place, il faut absolument emprunter le chemin de ronde. La vue sur le lac est alors imprenable.
Et puis, si vous en avez assez de la voiture, allez-y bateau !
En effet, à certaines périodes de l'année, des promenades en vedettes panoramiques sont organisées sur le lac à partir de l'embarcadère situé sur votre gauche, tout près du parking.
A proximité de Bort les Orgues, le village de Saint-julien pres-bort.
Il daterait du passage de saint julien de brioude. Il abrita un prieuré de religieuses, uni à celui de Bonnesaigne.
Son église présente un portail du 12ème, un choeur et une nef du 15ème. Ses voûtes ogivales retombent sur des colonnes romanes et sa cuve baptismale est en pierre.
Autre site à découvrir à proximité, le site de saint Nazaire et son promontoire, au confluent de la Dordogne et de la Diege . Là bas, une belle vue sur les gorges de la Dordogne.
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