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La Maison Pfister

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La Maison Pfister

En 1537, un chapelier originaire de Besançon, Ludwig Scherer, fait construire cette maison.

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Nous sommes devant la Maison Pfister.
En 1537, un chapelier originaire de Besançon, Ludwig Scherer, fait construire cette maison.
Tout, dans sa conception, en dit long sur les moyens financiers dont dispose Ludwig Scherer : à commencer par l'alternance de la pierre et du bois et, bien sûr, l'oriel d'angle sur deux étages.
Mais d'où lui vient sa fortune ?
Le chapelier s'enrichit en exploitant les mines d'argent du Val de Lièpvre, au nord du département du Haut-Rhin.
Au fil des siècles, la maison passe de main en main. Des peintures viennent décorer sa façade.
Regardez : on y voit les empereurs germaniques du 16ème siècle : Maximilien, Charles Quint et Ferdinand 1er, les quatre évangélistes ou encore des scènes évoquant les vertus chrétiennes.
Au 19ème siècle, c'est un certain Pfister qui en devient le propriétaire.
Et l'homme doit bénir le chapelier fortuné et les mines d'argent du Val de Lièpvre...
Cela dit, dans la région, les grandes fortunes ne se font pas seulement grâce aux mines d'argent. De tous temps, nombreux sont ceux qui ont pu faire fortune grâce aux vignes et au vin !
Et le vin, lui, il existe depuis toujours...
Sa naissance est d'ailleurs difficile à dater... Consolons-nous en écoutant parler d'un des plus vieux vins au monde qui se trouve dans la cave des hospices de Strasbourg...
On détient le plus vieux vin au monde, en fait le plus vieux vin blanc conservé en tonneau qui date de 1472.
Christophe Touzé, guide à la cave.
C'est un vin blanc sec, car à l'époque il n'y avait pas la séparation des cépages comme il y a actuellement : pinot blanc, riesling, gewurz... C'était juste du vin qui était mis en tonneau.
Quel goût peut-il bien avoir ?
Ce vin, il a des caractéristiques qu'on a pu définir depuis la dernière analyse qu'on a faite en 94, on a fait un examen (...) oenologique. Alors on peut lire sur cet examen qu'il a une très belle robe brillante, très ambrée, un nez puissant, très fin, très grande complexité arômes rappelant la vanille, le miel, la cire et le camphre... le camphre ça doit venir de nos malades juste au-dessus, les épices fines, la noisette, la liqueur de fruit...
Mais... Comment ce vin s'est-il retrouvé dans cette cave, sous un hôpital ?
C'est parce que, il y a 6 siècles, la majorité des gens n'avaient pas les moyens de payer leurs soins en or, donc, les gens ils venaient avec un pied de vigne ou un carré de terre pour payer leurs soins en liquide.
Les bouteilles amenées, elles, bénéficient des bonnes conditions de la cave : une température stable et un très bon taux d'humidité.
Malgré tout, ce vin aussi laisse échapper la fameuse " part des anges ".
La part des anges c'est cette fameuse chose qui s'évapore, c'est l'eau et l'alcool qui s'évaporent oe comme vous avez pu le constater peut-être si vous avez une fois laissé un verre au bord d'un évier. Le lendemain matin, il s'est évaporé, il reste plus qu'une matière oléagineuse au fond du verre, ce qu'on appelle l'extrait sec densimétrique
Et pour compenser cette évaporation de la part des anges, on est obligés de le " ouiller ", de rajouter un peu de vin blanc sec pour garder le tonneau plein.
Bien. Continuons notre visite de Colmar en allant voir une bien curieuse maison : la Maison des têtes... Pour connaître les informations de guidage, appuyez sur la touche étoile. Prenez la rue mercière. Tournez ensuite à droite pour rejoindre la place de la cathédrale. Prenez à gauche la rue des serruriers. Continuez tout droit sur la rue des boulangers. Prenez, à droite, la rue des têtes. Rendez-vous au numéro 19, devant la maison des têtes. Nous vous y attendons.
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