Cognac, la ville DU cognac >

Sur les Quais

Version mobile
English

Sur les Quais

Voie commerciale de première importance en Charente.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Nous sommes sur les Quais de la Charente.
Navigant d'avril à octobre, cette gabare, née de la volonté de la Communauté de Communes de Cognac, est la réplique d'un modèle du 19 ème siècle.
Son capitaine, Patrice AUGER, nous la présente :
La gabare est construite entièrement en chêne, les bordées sont à clin, c'est-à-dire que les planches se superposent les unes les autres de 8 cm et sont reliées entre elles par des clous retournés.
Chaque clou a été forgé à l'ancienne et à la main et il y a 1200 clous pour assembler la coque.
Ensuite les planches sont calfatées avec de la corde de chanvre enduite de goudron... le dessous de la coque est recouvert de plusieurs couches de goudron et sous le plancher il y a une réserve d'insubmersibilité, ce qui fait que, même coupée en deux, la gabare flotterait.
Si "Dame Jeanne" dispose d'un moteur et d'équipements pour la sécurité des passagers, les premières gabares naviguaient à l'aide de voile et d'avirons, mais surtout grâce aux femmes qui, jusqu'au 18 ème , halaient les bateaux depuis la rive, pour quelques pièces lancées par les gabariers,
Mais les disputes, pour faire ce travail, devenaient de plus en plus fréquentes. Le roi décide alors de confier cette tache à ses soldats, avant que les boeufs et chevaux ne prennent la relève, encadrés par des haleurs professionnels.
A la fin du 19 ème siècle, le trafic fluvial sur la Charente est à son apogée. Des gabares atteignant 30 mètres de long, transportent jusqu'à 6 millions de tonnes par an entre Cognac et Tonnay Charente, soit le volume de 150 000 camions aujourd'hui.
Si les premiers échanges de vin et de sel remontent à l'antiquité, c'est en devenant une voie commerciale de première importance que la Charente fait basculer le destin de la région.
Du calcaire, au sel pour arriver au Cognac. Ecoutez plutôt :
On me connaît depuis le 8 e siècle...je suis un tendre qui aime le bord de mer, j'ai beaucoup voyagé : de la ville du Cap, en Afrique du Sud, en passant par Biarritz, la cathédrale de Cologne, la plupart des châteaux et églises romanes de la région et un bon nombre de maison.
C'est notamment avec le calcaire que s'amplifient les échanges vers l'étranger. Après leur livraison de calcaire jusqu'à la mer, les gabares reviennent chargées de sel.
Dès le 11e siècle, le commerce du sel est suffisamment important pour que des droits soient perçus par le seigneur des lieux, au point de devenir un quasi monopole.
Toutes les gabares doivent déclarer et vider leur cargaison dans les greniers à sel du secteur, sous peine de confiscation !
Le port de Cognac devient alors un passage obligatoire entre les zones productrices de sel et l'intérieur du pays.
? partir du 12 ème siècle, quand un grand vignoble se crée autour de la Rochelle et s'étend jusqu'à Cognac, les navires de sel se chargent aussi d'un vin qui va bientôt séduire oeégalement- les marchés étrangers.
Et c'est là que le paysan charentais fait preuve d'ouverture d'esprit. A l'époque médiévale, où dans le monde rural le commerce ne dépassait guère les limites d'un comté, on comprend vite l'intérêt de travailler aux échanges avec l'étranger. Le vin du pays de Cognac va pouvoir voyager plus loin.
< Ils mènent au voyage, à la mer, à l'autre bout du monde, à l'infini...>>
C'est ainsi que débute la scénographie consacrée au fleuve Charente...
Retour haut de page